Salut à tous d'Istanbul
Je m'appelle Aylin BUDAK et je suis aussi une étudiante des Relations Internationales à l'université de Galatasaray qui est ma deuxième université et où je danse dans le club de danse folklorique turque comme les autres filles turques. D'abord j'ai étudié sur l'Union Européen, c'est pour ça que je suis vraiment très heureuse pour ma participation de ce projet. En ce moment, je travaille chez Amnesty étant bénévole grace à mon intérêt pour les droits de l'homme consernants les droits des femmes. Je voudrais encore aussi à travailler sur des projets de régénération urbaine, en particulier sur les réfugiés et ses avenirs, en faisant des travaux universitaires et locaux. Je vais continuer à partager mes idées sur cet outil blog comme Songul a précisé.
A bientôt
mercredi 16 juin 2010
Salut à tous d'Istanbul
Je m'appelle Aylin BUDAK et je suis aussi une étudiante des Relations Internationales à l'université de Galatasaray qui est ma deuxième université et où je danse dans le club de danse folklorique turque comme les autres filles turques. D'abord j'ai étudié sur l'Union Européen, c'est pour ça que je suis vraiment très heureuse pour ma participation de ce projet. En ce moment, je travaille chez Amnesty étant bénévole grace à mon intérêt pour les droits de l'homme consernants les droits des femmes. Je voudrais encore aussi à travailler sur des projets de régénération urbaine, en particulier sur les réfugiés et ses avenirs, en faisant des travaux universitaires et locaux. Je vais continuer à partager mes idées sur cet outil blog comme Songul a précisé.
A bientôt
Je m'appelle Aylin BUDAK et je suis aussi une étudiante des Relations Internationales à l'université de Galatasaray qui est ma deuxième université et où je danse dans le club de danse folklorique turque comme les autres filles turques. D'abord j'ai étudié sur l'Union Européen, c'est pour ça que je suis vraiment très heureuse pour ma participation de ce projet. En ce moment, je travaille chez Amnesty étant bénévole grace à mon intérêt pour les droits de l'homme consernants les droits des femmes. Je voudrais encore aussi à travailler sur des projets de régénération urbaine, en particulier sur les réfugiés et ses avenirs, en faisant des travaux universitaires et locaux. Je vais continuer à partager mes idées sur cet outil blog comme Songul a précisé.
A bientôt
mardi 15 juin 2010
Bonjour à tous!
Je me joins à vous sur ce blog et en profite pour me présenter. Je m'apelle Céline, j'ai 30 ans et je vis à Strasbourg depuis 7 ans. Je suis le leader du groupe français et je me réjouis de notre rencontre sur le thème de l'égalité des genres/l'égalité des sexes.
En tant que femme j'ai pu observer que les efforts pour tendre à l'égalité homme/femme sont loin d'être suffisants et qu'il reste beaucoup de chemin à parcourir! De par mon parcours professionnel mon constat plus amer...Ayant travaillé dans des quartiers sensibles, il est indéniable que les femmes y vivant sont plus exposées aux discriminations, violences...
Il y a la question du "comment faire" pour tenter de résoudre ce "déséquillibre" entre les sexes mais aussi celle du "pourquoi". Ce sont des questions complexes, intéressantes et importantes pour l'évolution des sociétés.
Merci d'apporter vos éléments de recherche, ils ont enrichi ma propre réflexion.
Je tâcherai de contribuer moi aussi très bientôt.
Je me joins à vous sur ce blog et en profite pour me présenter. Je m'apelle Céline, j'ai 30 ans et je vis à Strasbourg depuis 7 ans. Je suis le leader du groupe français et je me réjouis de notre rencontre sur le thème de l'égalité des genres/l'égalité des sexes.
En tant que femme j'ai pu observer que les efforts pour tendre à l'égalité homme/femme sont loin d'être suffisants et qu'il reste beaucoup de chemin à parcourir! De par mon parcours professionnel mon constat plus amer...Ayant travaillé dans des quartiers sensibles, il est indéniable que les femmes y vivant sont plus exposées aux discriminations, violences...
Il y a la question du "comment faire" pour tenter de résoudre ce "déséquillibre" entre les sexes mais aussi celle du "pourquoi". Ce sont des questions complexes, intéressantes et importantes pour l'évolution des sociétés.
Merci d'apporter vos éléments de recherche, ils ont enrichi ma propre réflexion.
Je tâcherai de contribuer moi aussi très bientôt.
lundi 14 juin 2010
Ce que m'on apporté mes recherches
Bonjour,
Comme vous le savez, j'ai posté multiples documents concernant mes recherches fructueuses jusque-là.
Elles se sont avéré intéressantes dans le sens où j'ai pu apprendre certaines choses, réapprendre d'autres choses ou encore confirmer ou infirmer certaines de mes idées;
Concernant le Concept de Genre, il est vrai que c'était quelque chose qui m'est connu que depuis peu et de ce fait je ne connaissais pas ses origines ; je ne fus pas surprise par le fait que c'était un événement qui venait des pays anglosaxons mais fus surprise par le retard qu'un pays comme le nôtre a pris dans ce domaine. La France mère de la DDHC mais pas en avance concernant ces choses-là c'est plutôt un paradoxe...
Au sujet de la violence faite au femme, il est vrai que c'est un sujet qui a toujours été délicat et qui, malgré une plus grande libération et l'évolution des moeurs, le restera toujours. Je ne fus pas surprise que les femmes parlent peu de leurs souffrances mais je reste d'avis à ce que les choses changent que les langues se délient plus facilement, et j'ai l'impression que les campagnes même si elles montrent un certain progrès, ne suffisent pas.
Je crois avoir fait le tour de mon ressenti quant à ces recherches-là.
A bientôt
Comme vous le savez, j'ai posté multiples documents concernant mes recherches fructueuses jusque-là.
Elles se sont avéré intéressantes dans le sens où j'ai pu apprendre certaines choses, réapprendre d'autres choses ou encore confirmer ou infirmer certaines de mes idées;
Concernant le Concept de Genre, il est vrai que c'était quelque chose qui m'est connu que depuis peu et de ce fait je ne connaissais pas ses origines ; je ne fus pas surprise par le fait que c'était un événement qui venait des pays anglosaxons mais fus surprise par le retard qu'un pays comme le nôtre a pris dans ce domaine. La France mère de la DDHC mais pas en avance concernant ces choses-là c'est plutôt un paradoxe...
Au sujet de la violence faite au femme, il est vrai que c'est un sujet qui a toujours été délicat et qui, malgré une plus grande libération et l'évolution des moeurs, le restera toujours. Je ne fus pas surprise que les femmes parlent peu de leurs souffrances mais je reste d'avis à ce que les choses changent que les langues se délient plus facilement, et j'ai l'impression que les campagnes même si elles montrent un certain progrès, ne suffisent pas.
Je crois avoir fait le tour de mon ressenti quant à ces recherches-là.
A bientôt
Présentation plus ludique et réponse a Sangul
Bonjour à tous,
J'ai bien lu le message de Sangul et il est vrai qu'il y a du travail à faire. Je pense cependant qu'il faut y aller doucement, partager et commenter les idées et documents postés sur ce blog afin d'établir un dialogue entre les différents participants afin de ne pas être tout-à-fait perdu lors de notre rencontre réelle en juillet.
Pour ma part, je m'appelle Lucy, j'ai 21 ans passés et suis étudiante en troisième année de Langues etrangères appliquées à l'université de strasbourg, avec Léa. Je suis non-voyante de naissance donc j'utilise un lecteur d'écran qui me dit tout ce que l'ordinateur fait quand j'écris, quand je lis un document etc... C'est grâce à ça que je peux vous écrire. Mais parfois ce n'est pas si simple lorsqu'il s'agit de certains documents ou autre, donc veuillez m'excuser si parfois quelques maladresses apparaissent comme des publications dans les mauvais champs ou autre. Mes hobbies sont la lecture le sport et la musique et les sorties.
Aussi ce qui me plaît c'est de pouvoir partager mes connaissances et apprendre : le fait que plusieurs pays soient représentés ici sera un bon bain de culture puisque chacun d'entre nous apportera son savoir-faire, ses traditions, ses idées et concepts... Je vous souhaite une bonne journée, Lucy
J'ai bien lu le message de Sangul et il est vrai qu'il y a du travail à faire. Je pense cependant qu'il faut y aller doucement, partager et commenter les idées et documents postés sur ce blog afin d'établir un dialogue entre les différents participants afin de ne pas être tout-à-fait perdu lors de notre rencontre réelle en juillet.
Pour ma part, je m'appelle Lucy, j'ai 21 ans passés et suis étudiante en troisième année de Langues etrangères appliquées à l'université de strasbourg, avec Léa. Je suis non-voyante de naissance donc j'utilise un lecteur d'écran qui me dit tout ce que l'ordinateur fait quand j'écris, quand je lis un document etc... C'est grâce à ça que je peux vous écrire. Mais parfois ce n'est pas si simple lorsqu'il s'agit de certains documents ou autre, donc veuillez m'excuser si parfois quelques maladresses apparaissent comme des publications dans les mauvais champs ou autre. Mes hobbies sont la lecture le sport et la musique et les sorties.
Aussi ce qui me plaît c'est de pouvoir partager mes connaissances et apprendre : le fait que plusieurs pays soient représentés ici sera un bon bain de culture puisque chacun d'entre nous apportera son savoir-faire, ses traditions, ses idées et concepts... Je vous souhaite une bonne journée, Lucy
vendredi 11 juin 2010
Bonjour...
Bonjour à toutes et tous. Moi, je m'appele Songul et suis participante et leader de la Turquie.
Tout d’ abord je veux partager mes opinions en quelques phrases sur le projet de l'égalité de genres. Nos objectifs sont d’abord d’aider aux femmes exclues pour qu’ils puissent réaliser leurs actions et qu’ils puissent dépasser les obstacles. Ensuite, il faut vraiment encourager les femmes dans tous les pays afin qu’ils jouent des rôles actifs dans le système qui s’appuie sur les droits de l’homme et sur les principes du droit commun. En plus, on doit supporter la participation des organisations de femmes dans le but d’améliorer la vie participative et active. Et enfin, il faut mieux travailler pour montrer l'égalité des genres au processus de la prise de décision. A la lumière de ces objectifs, qu’est ce qu’on peut faire ? Premièrement, on peut jouer un rôle actif dans les décisions prises en participants aux mécanismes de l'égalité des sexes au niveau national et aussi bien internationales. Au-delà de niveau national, on peut accueillir les organisations du programme de l’UE et les étrangers en préparent des projets internationaux comme ce projet.
Il y a encore beaucoup de choses à dire. On va continuer à partager ce qu’on a appris de ce projet et ce qu’on peut faire pour demain !!! je vous propose d’utiliser plus souvent notre blog (les photos, les caricatures, les documents statistique, les articles en français et en anglais, nos opinions etc). Puis que cela nous permettra de finir notre projet avec un grand succès. Merci pour le moment. A très bientôt !!!
Tout d’ abord je veux partager mes opinions en quelques phrases sur le projet de l'égalité de genres. Nos objectifs sont d’abord d’aider aux femmes exclues pour qu’ils puissent réaliser leurs actions et qu’ils puissent dépasser les obstacles. Ensuite, il faut vraiment encourager les femmes dans tous les pays afin qu’ils jouent des rôles actifs dans le système qui s’appuie sur les droits de l’homme et sur les principes du droit commun. En plus, on doit supporter la participation des organisations de femmes dans le but d’améliorer la vie participative et active. Et enfin, il faut mieux travailler pour montrer l'égalité des genres au processus de la prise de décision. A la lumière de ces objectifs, qu’est ce qu’on peut faire ? Premièrement, on peut jouer un rôle actif dans les décisions prises en participants aux mécanismes de l'égalité des sexes au niveau national et aussi bien internationales. Au-delà de niveau national, on peut accueillir les organisations du programme de l’UE et les étrangers en préparent des projets internationaux comme ce projet.
Il y a encore beaucoup de choses à dire. On va continuer à partager ce qu’on a appris de ce projet et ce qu’on peut faire pour demain !!! je vous propose d’utiliser plus souvent notre blog (les photos, les caricatures, les documents statistique, les articles en français et en anglais, nos opinions etc). Puis que cela nous permettra de finir notre projet avec un grand succès. Merci pour le moment. A très bientôt !!!
mardi 8 juin 2010
Résumé documents
hello. It's late but after an exam and fought to find the good link to post a message, here we are... So, let me show you some summaries about the documents I posted yesterday. I quote the title of each document in order to help you during the reading...
"« La Notion de Genre »
This text deals with the « Concept Gender » that is to say the idea that men and women have about the classification of the society. This text explains what made the differences between the role of men and women ; for example it is said that taks were shared according to bological and social categories.
According to the author, the Gender Concept is an allocation of rules created to developp our actual society.
In this document, we also discover the origin of the “Gender Concept” the period of its arrival in France and the incertainties provoked in the French society.
“La violence fAites aux femmes”
This document is extratc from an article published by the W.H.O.
In a first time,, it reveals the different violences women are put with and its consequences. We learn that a lot of women do not denounce abuses they had suffered because of their scare and also the luck of consideration.
In a second time, it shows that some efforts are made to try to stop this phenomenon to put men and women at the same place.
· “Le réseau”
·
· This document brings to the reader a quiet good summary of what is the “Gender Concept” from its genesis to nowdays.
· As in the first document, we learn about the origin of the “gender Concept”, the different analysis made by the author about tue evolution brought to the general opinion. According to him, this will allow a new construction of a modern society in which men and women would play the same role. Contrary to the others documents, we have more details about the different investigations made in the past more particularly the details used for it, and a gradutation to what it is nowdays.
· He also insists on the fact that big progresses have been made for women ; access to education is easier than before even if in some countries this does not have the same impact than in europe for example.
· The document underlines the fact that everyone and every society has his own point of view on the matter and that it changes with time. The “Gender Concept” seems to correct the gaps.
·
· To conclude and still according to the author, this concept would bring a new stability in the world.
·
· “Chiffres des violences faites aux femmes”
·
· Here are statistics published by the INSE in 2007 concerning victims of violences. The tables show the evolution according to investigations which took place in the 2000 years.
"
"« La Notion de Genre »
This text deals with the « Concept Gender » that is to say the idea that men and women have about the classification of the society. This text explains what made the differences between the role of men and women ; for example it is said that taks were shared according to bological and social categories.
According to the author, the Gender Concept is an allocation of rules created to developp our actual society.
In this document, we also discover the origin of the “Gender Concept” the period of its arrival in France and the incertainties provoked in the French society.
“La violence fAites aux femmes”
This document is extratc from an article published by the W.H.O.
In a first time,, it reveals the different violences women are put with and its consequences. We learn that a lot of women do not denounce abuses they had suffered because of their scare and also the luck of consideration.
In a second time, it shows that some efforts are made to try to stop this phenomenon to put men and women at the same place.
· “Le réseau”
·
· This document brings to the reader a quiet good summary of what is the “Gender Concept” from its genesis to nowdays.
· As in the first document, we learn about the origin of the “gender Concept”, the different analysis made by the author about tue evolution brought to the general opinion. According to him, this will allow a new construction of a modern society in which men and women would play the same role. Contrary to the others documents, we have more details about the different investigations made in the past more particularly the details used for it, and a gradutation to what it is nowdays.
· He also insists on the fact that big progresses have been made for women ; access to education is easier than before even if in some countries this does not have the same impact than in europe for example.
· The document underlines the fact that everyone and every society has his own point of view on the matter and that it changes with time. The “Gender Concept” seems to correct the gaps.
·
· To conclude and still according to the author, this concept would bring a new stability in the world.
·
· “Chiffres des violences faites aux femmes”
·
· Here are statistics published by the INSE in 2007 concerning victims of violences. The tables show the evolution according to investigations which took place in the 2000 years.
"
lundi 7 juin 2010
Welcome on Gender Matters' blog Translation in French
Hi, it's Lucy. Here hou're going to read the translation of the message of myriam concering the blog and its activities.
Salut c'est Lucy. Ici vous allez lire la traduction du message posté par Myriam concernant les activités de ce blog.
Voici :
"Bbienvenu sur le blog de Notre échange de Jeunes « Et si on inversait les rôles ? »
L’idée ici est de créer un espace libre pour apprendre, vivre de nouvelles expériences et de partager les différents points de vue sur les questions de genre de chacun des jeunes,venant de France, du Liban, de Grèce, d’algérie, de Turquie, de Suède, du Maroc et de Palestine. Pour la phase de préparation de l’échange des jeunes, nous avons décidé de communiquer et de recueillir des informations intéressantes à ce sujet qu’il nous est possible de collecter depuis notre environnement local et ou national. Chacun d’entre nous postera autant d’articles, que de photos, de vidéos, de liens vers des pages web…
Lors de notre rencontre préparatoire, nous nous sommes mis d’accord sur le fait qu’il serait bien de souligner la diversité avant tout, en utilisant n’importe quelle langue représentée durant l’échange et d’ajouter une description/résumé en anglais…
Merci, efkaristo, choukrane, techekuler, thanks...."
Salut c'est Lucy. Ici vous allez lire la traduction du message posté par Myriam concernant les activités de ce blog.
Voici :
"Bbienvenu sur le blog de Notre échange de Jeunes « Et si on inversait les rôles ? »
L’idée ici est de créer un espace libre pour apprendre, vivre de nouvelles expériences et de partager les différents points de vue sur les questions de genre de chacun des jeunes,venant de France, du Liban, de Grèce, d’algérie, de Turquie, de Suède, du Maroc et de Palestine. Pour la phase de préparation de l’échange des jeunes, nous avons décidé de communiquer et de recueillir des informations intéressantes à ce sujet qu’il nous est possible de collecter depuis notre environnement local et ou national. Chacun d’entre nous postera autant d’articles, que de photos, de vidéos, de liens vers des pages web…
Lors de notre rencontre préparatoire, nous nous sommes mis d’accord sur le fait qu’il serait bien de souligner la diversité avant tout, en utilisant n’importe quelle langue représentée durant l’échange et d’ajouter une description/résumé en anglais…
Merci, efkaristo, choukrane, techekuler, thanks...."
Don't worry, my summaries in English will come
Hi everyone. As you can see, I published some of my researches about what I've done concerning the themes I quote yesterday and all summaries in English will be published probably tomorrow. See you
Statistiques des violences faites aux femmes en France Selon L'INSEE
"Tableau 2
Auteurs de vols ou d'agressions physiques ou verbales commis en dehors du ménage sur des femmes
en %
Auteurs1 Vol avec violence Vol sans violence Agression physique Menaces Injures Viol2
Ex-conjoint 1,7 0,6 27,9 9,9 3,3 22,6
Membre de la famille 1,1 1,3 13,1 4,3 3,2 2,1
Ami 0,0 4,1 1,8 3,8 2,7 16,1
Connaissance du travail ou des études 0,0 5,4 4,6 7,0 4,2 0,0
Autre personne connue personnellement 0,0 2,1 1,8 5,7 5,0 10,5
Autre personne connue seulement de vue 4,8 4,2 10,8 16,4 13,4 18,5
Inconnu 92,4 82,3 40,1 52,9 68,3 30,1
Total 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0
Lecture : lors de la dernière agression physique commise contre une femme en 2005-2006, l'auteur était un ex-conjoint dans 27,9 % des cas, un membre de la famille dans 13,1 %, un inconnu dans 40,1 %.
1. Il s'agit de l'auteur de la dernière agression pour un type d'agression donné durant la période.
2. Les résultats de cette colonne ne concernent que les femmes comprenant le français.
Champ : femmes de 18-59 ans victimes en 2005-2006.
Source : Insee, enquête Cadre de vie et sécurité 2007.
"
Auteurs de vols ou d'agressions physiques ou verbales commis en dehors du ménage sur des femmes
en %
Auteurs1 Vol avec violence Vol sans violence Agression physique Menaces Injures Viol2
Ex-conjoint 1,7 0,6 27,9 9,9 3,3 22,6
Membre de la famille 1,1 1,3 13,1 4,3 3,2 2,1
Ami 0,0 4,1 1,8 3,8 2,7 16,1
Connaissance du travail ou des études 0,0 5,4 4,6 7,0 4,2 0,0
Autre personne connue personnellement 0,0 2,1 1,8 5,7 5,0 10,5
Autre personne connue seulement de vue 4,8 4,2 10,8 16,4 13,4 18,5
Inconnu 92,4 82,3 40,1 52,9 68,3 30,1
Total 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0
Lecture : lors de la dernière agression physique commise contre une femme en 2005-2006, l'auteur était un ex-conjoint dans 27,9 % des cas, un membre de la famille dans 13,1 %, un inconnu dans 40,1 %.
1. Il s'agit de l'auteur de la dernière agression pour un type d'agression donné durant la période.
2. Les résultats de cette colonne ne concernent que les femmes comprenant le français.
Champ : femmes de 18-59 ans victimes en 2005-2006.
Source : Insee, enquête Cadre de vie et sécurité 2007.
"
Document : les chiffres à propos des violences faites aux femmes
"Les chiffres à propos des violences
Les enquêtes ou les sondages à propos des violences faites aux femmes au travail sont rarissimes, ce qui est une information en soi. Les deux enquêtes les
plus fréquemment citées par les intervenant-e-s sur ce thème sont un sondage Louis Harris datant de 1991 et l’enquête ENVEFF de 2000 .
Le sondage Louis Harris montre une première réalité des violences subies par les femmes :
-
48 % des femmes affirment qu’elles travaillent dans un climat général sexiste et déplaisant
-
63 % déclarent avoir fait l’objet de propos et de gestes douteux
-
60 % ont été victimes d’avances répétées malgré leur refus et 12 % d’avances sont assorties de chantage
Les résultats de l’enquête ENVEFF (2000) sont sujets à caution : c’est pourquoi nous préférons ne pas en citer les résultats. La méthodologie employée minimise
la réalité des violences faites aux femmes au travail. Le premier grief repose sur le panel de l’enquête : femmes de 20 à 59 ans, questions portant sur
les 12 derniers mois, où seules les femmes ayant un travail étaient interrogées. En outre, l’enquête a été réalisée par téléphone, sans savoir si la personne
interrogée était seule. En outre, en voulant être exhaustif dans leurs questions, les auteurs de cette enquête ont crée des amalgames difficilement concevables.
Marie-Victoire Louis relève ainsi que « les questions sur les violences - dont certaines sont répréhensibles pénalement - arrivent en fin de parcours après
une batterie de près de 150 questions qui posent ces femmes comme potentiellement coupables ». Trop contentes de saisir l’opportunité d’une enquête qui
minimise la réalité des violences, les institutions n’ont pas jugé utile d’encourager d’autres enquêtes. En « sous-reconnaissant » la réalité des violences,
cette enquête aura finalement contribué à la faible prise de conscience du problème des violences sexistes et sexuelles faites aux femmes au travail.
L’absence de statistiques est toujours une réalité en 2008, hormis deux enquêtes de l’INSEE et de la DRTEFP, DDTEFP, et AMET
« Cadre de vie et sécurité » réalisée en 2008 par l’INSEE.
L’enquête indique que
-
pour 2,2% de femmes -âgées de 18 à 59 ans- victimes de viol, celui-ci a été commis dans 4,7% des cas sur le lieu de travail ; En nombre de femmes victimes,
cela correspond à 34 par jour.
-
pour 40% des femmes qui ont souffert de caresses, baisers et autres gestes déplacées non désirés, ceux-ci ont été commis dans 25% des cas sur le lieu de
travail ; cela correspond à 722 femmes par jour.
Enquête sur les salariées de Seine Saint Denis
Si aucune étude sur tout le territoire français n’a été commandée à des chercheurs-ses ou à un institut spécialisé ces dernières années, une enquête a tout
de même été menée en 2007 à l’échelle d’un département : la Seine-Saint-Denis. Même si elle se borne à un territoire limité, elle est certainement la plus
complète sur le thème des violences sexistes et sexuelles. Elle a été faites à l’initiative de la sous-commission « prévention du harcèlement sexuel au
travail » de la Direction Départementale du Travail Emploi et Formation (DDTEFP) de Seine-Saint-Denis et de l’AMET (Association des médecins du travail).
En Seine-Saint-Denis, 1774 femmes ont répondu à un questionnaire anonyme remis lors de la visite médicale, quelle qu’en soit la nature. Même si ce questionnaire
souffre d’imperfections (il porte sur les violences subies dans les douze derniers mois, alors que les victimes qui ont subi des violences ont souvent
démissionné et n’ont retrouvé un emploi qu’après une période de reconstruction supérieure à un an), les résultats montrent une réalité inquiétante :
-
45 % des femmes déclarent avoir entendu des blagues sexistes ou sexuelles, dont la moitié de façon répétée
-
19% ont subi des insultes ou des injures
-
14% déclarent être confrontées à la présence de pornographie sur leur lieu de travail
-
13 % ont subi des attitudes insistantes ou gênantes
-
9 % des avances sexuelles « agressives »
-
2% ont été coincées pour être embrassées
-
2,4% ont subi des attouchements à des endroits connotés sexuellement
-
0,6% ont été violées.
Et un chiffre hélas peu surprenant : 98% des victimes n’ont pas engagé de poursuites judiciaires.
Le guide de l’AVFT énonce les freins les plus fréquents (liés à de fausses représentations) : « C’est votre parole contre la sienne », « Il n’y a pas de
preuves », « vous prenez des risques », « vous allez détruire la vie de votre agresseur », « c’est un problème privé », « on ne vous a pas violée »...
Pour conclure sur l’aspect statistique des violences, nous avons également à notre disposition les statistiques publiées par l’AVFT, à partir des femmes
reçues en entretien dans leurs locaux, des témoignages qui permettent un éclairage qualitatif des violences subies par les femmes :
-
14 % sont victimes de viol,
-
56 % d’agressions sexuelles et de harcèlement sexuel,
-
20 % de harcèlement sexuel,
-
10 % de discriminations liées au sexe.
Pour le seul harcèlement sexuel, l’AVFT relève que ses manifestations se répartissent entre des manifestations non verbales pour 7,90 % (regards, exhibitionnisme,
pornographie), des manifestations physiques pour 30,10 % (frôlements, attouchements, baisers, agressions physiques) et des manifestations verbales pour
62% (invitations, remarques, questions ou confidences sur la vie sexuelle de la victime ou de l’agresseur, propositions sexuelles, incitation à la prostitution)."
Lien :
http://respectees.cfdtparis.com/Les-chiffres-a-propos-des
Les enquêtes ou les sondages à propos des violences faites aux femmes au travail sont rarissimes, ce qui est une information en soi. Les deux enquêtes les
plus fréquemment citées par les intervenant-e-s sur ce thème sont un sondage Louis Harris datant de 1991 et l’enquête ENVEFF de 2000 .
Le sondage Louis Harris montre une première réalité des violences subies par les femmes :
-
48 % des femmes affirment qu’elles travaillent dans un climat général sexiste et déplaisant
-
63 % déclarent avoir fait l’objet de propos et de gestes douteux
-
60 % ont été victimes d’avances répétées malgré leur refus et 12 % d’avances sont assorties de chantage
Les résultats de l’enquête ENVEFF (2000) sont sujets à caution : c’est pourquoi nous préférons ne pas en citer les résultats. La méthodologie employée minimise
la réalité des violences faites aux femmes au travail. Le premier grief repose sur le panel de l’enquête : femmes de 20 à 59 ans, questions portant sur
les 12 derniers mois, où seules les femmes ayant un travail étaient interrogées. En outre, l’enquête a été réalisée par téléphone, sans savoir si la personne
interrogée était seule. En outre, en voulant être exhaustif dans leurs questions, les auteurs de cette enquête ont crée des amalgames difficilement concevables.
Marie-Victoire Louis relève ainsi que « les questions sur les violences - dont certaines sont répréhensibles pénalement - arrivent en fin de parcours après
une batterie de près de 150 questions qui posent ces femmes comme potentiellement coupables ». Trop contentes de saisir l’opportunité d’une enquête qui
minimise la réalité des violences, les institutions n’ont pas jugé utile d’encourager d’autres enquêtes. En « sous-reconnaissant » la réalité des violences,
cette enquête aura finalement contribué à la faible prise de conscience du problème des violences sexistes et sexuelles faites aux femmes au travail.
L’absence de statistiques est toujours une réalité en 2008, hormis deux enquêtes de l’INSEE et de la DRTEFP, DDTEFP, et AMET
« Cadre de vie et sécurité » réalisée en 2008 par l’INSEE.
L’enquête indique que
-
pour 2,2% de femmes -âgées de 18 à 59 ans- victimes de viol, celui-ci a été commis dans 4,7% des cas sur le lieu de travail ; En nombre de femmes victimes,
cela correspond à 34 par jour.
-
pour 40% des femmes qui ont souffert de caresses, baisers et autres gestes déplacées non désirés, ceux-ci ont été commis dans 25% des cas sur le lieu de
travail ; cela correspond à 722 femmes par jour.
Enquête sur les salariées de Seine Saint Denis
Si aucune étude sur tout le territoire français n’a été commandée à des chercheurs-ses ou à un institut spécialisé ces dernières années, une enquête a tout
de même été menée en 2007 à l’échelle d’un département : la Seine-Saint-Denis. Même si elle se borne à un territoire limité, elle est certainement la plus
complète sur le thème des violences sexistes et sexuelles. Elle a été faites à l’initiative de la sous-commission « prévention du harcèlement sexuel au
travail » de la Direction Départementale du Travail Emploi et Formation (DDTEFP) de Seine-Saint-Denis et de l’AMET (Association des médecins du travail).
En Seine-Saint-Denis, 1774 femmes ont répondu à un questionnaire anonyme remis lors de la visite médicale, quelle qu’en soit la nature. Même si ce questionnaire
souffre d’imperfections (il porte sur les violences subies dans les douze derniers mois, alors que les victimes qui ont subi des violences ont souvent
démissionné et n’ont retrouvé un emploi qu’après une période de reconstruction supérieure à un an), les résultats montrent une réalité inquiétante :
-
45 % des femmes déclarent avoir entendu des blagues sexistes ou sexuelles, dont la moitié de façon répétée
-
19% ont subi des insultes ou des injures
-
14% déclarent être confrontées à la présence de pornographie sur leur lieu de travail
-
13 % ont subi des attitudes insistantes ou gênantes
-
9 % des avances sexuelles « agressives »
-
2% ont été coincées pour être embrassées
-
2,4% ont subi des attouchements à des endroits connotés sexuellement
-
0,6% ont été violées.
Et un chiffre hélas peu surprenant : 98% des victimes n’ont pas engagé de poursuites judiciaires.
Le guide de l’AVFT énonce les freins les plus fréquents (liés à de fausses représentations) : « C’est votre parole contre la sienne », « Il n’y a pas de
preuves », « vous prenez des risques », « vous allez détruire la vie de votre agresseur », « c’est un problème privé », « on ne vous a pas violée »...
Pour conclure sur l’aspect statistique des violences, nous avons également à notre disposition les statistiques publiées par l’AVFT, à partir des femmes
reçues en entretien dans leurs locaux, des témoignages qui permettent un éclairage qualitatif des violences subies par les femmes :
-
14 % sont victimes de viol,
-
56 % d’agressions sexuelles et de harcèlement sexuel,
-
20 % de harcèlement sexuel,
-
10 % de discriminations liées au sexe.
Pour le seul harcèlement sexuel, l’AVFT relève que ses manifestations se répartissent entre des manifestations non verbales pour 7,90 % (regards, exhibitionnisme,
pornographie), des manifestations physiques pour 30,10 % (frôlements, attouchements, baisers, agressions physiques) et des manifestations verbales pour
62% (invitations, remarques, questions ou confidences sur la vie sexuelle de la victime ou de l’agresseur, propositions sexuelles, incitation à la prostitution)."
Lien :
http://respectees.cfdtparis.com/Les-chiffres-a-propos-des
Document : Comprendre le concept de genre
"LE RESEAU
COMPRENDRE LE CONCEPT GENRE
Le genre est un concept qui a été imaginé par les féministes afin de rendre compte des relations différenciées et inégalitaires qu’entretiennent les hommes
et les femmes dans nos sociétés. Le féminisme entendu comme un concept, une idéologie ou tout effort/engagement visant à mettre en lumière l’existence
des discriminations dont sont victimes les femmes et à changer cette situation. De ce fait, toutes les personnes (universitaires, chercheur-e-s, militant-e-s)
impliquées dans le traitement des questions touchant aux droits des femmes sont des féministes.
Par Massan d’ALMEIDA
1. Genèse du concept genre
Le genre est un concept d’origine anglo-saxonne connu sous le vocable de « gender » et qui a généré en français plusieurs expressions notamment : relations
de genre, sexospécificité, rapports sociaux de sexe, sexe social, égalité entre les sexes, égalité hommes-femmes, etc. C’est un concept qui est né à l’issue
d’un long processus de l’engagement féministe à lutter contre les situations d’oppression que vivent les femmes. L’intégration du concept genre dans la
pensée et les stratégies de développement a été réalisée selon des étapes bien définies. L’on est parti de l’approche Intégration de la Femme au Développement
(IFD) à l’approche Femme et Développement (FED) avant d’en arriver à l’approche Genre et Développement (GED).
Le concept de l’Intégration de la Femme au Développement (IFD) ciblait la femme, parce que l’on estimait que jusqu’alors, elle était exclue de la sphère
du développement. Il avait pour but de parvenir à un développement plus efficace et plus performant en prônant des projets féminins, des composantes femmes
dans les projets, des projets intégrés et des activités génératrices de revenus. Malheureusement, ce concept n’a pas comblé les attentes, car il ne s’attaquait
pas aux causes fondamentales qui empêchaient les femmes de participer au développement de leurs sociétés. C’est la raison pour laquelle d’autres progrès
ont été réalisés et que la formule « Femme et Développement » (FED) fut élaborée.
L’approche « Femme et Développement » se fonde sur le postulat que les femmes ont toujours fait partie des processus de développement. Elle met l’accent
sur la relation entre les femmes et le processus de développement plutôt que seulement sur les stratégies d’intégration des femmes au développement. Dans
cette approche, la mise en valeur de la contribution des femmes est perçue comme un élément de la modernisation économique et sociale. L’accent est mis
sur les rendements élevés, en termes de bien-être et de capital humain, de l’investissement dans l’éducation et la participation accrue des femmes, compte
tenu notamment du retard accumulé dans ce domaine (1). Théoriquement, elle met l’accent sur l’impact social, mais en pratique et dans la conception et
la mise en œuvre des projets, elle a tendance, comme l’IFD à regrouper les femmes sans analyser suffisamment les différences sexuelles et les divisions
de classe, de race, ou d’ethnie qui toutes ont une influence importante sur le statut social des femmes.
C’est alors que l’approche « Genre et Développement » (GED) est apparue comme une solution de rechange et de correction des insuffisances constatées dans
les autres approches. Selon cette vision, les hommes et les femmes créent et perpétuent la société. Ils déterminent la répartition des tâches, mais les
bénéfices et les souffrances sont mal partagés. Car ils ont des rapports différents les uns avec les autres au sein de la société, malgré une certaine
interdépendance, et évoluent dans des secteurs différents de la communauté. A cause de leurs rôles sociaux, les hommes peuvent selon leur bon plaisir restreindre
ou élargir les options des femmes. Il n’est donc pas surprenant de constater que le développement se répercute de façon différente sur les hommes et sur
les femmes car chaque catégorie exerce une influence différente sur les projets et les ressources. Or si l’on veut faire avancer les intérêts de la communauté,
les deux doivent participer à l’identification des problèmes et des solutions. L’approche GED s’appuie alors sur l’ensemble de l’organisation sociale,
de la vie économique et politique, afin de comprendre la formation des aspects particuliers de la société. Elle s’intéresse, non pas à la femme en soi,
mais, à la construction sociale de genre et à l’attribution des rôles et des responsabilités spécifiques que la société attend des hommes et des femmes.
Le genre n’est donc rien d’autre qu’un construit social. (2) 2. Comprendre le concept genre
Le genre en tant que concept fait référence aux rôles et responsabilités des femmes et des hommes tels qu’ils sont déterminés par la société. Il est lié
à la façon dont nous sommes perçus et censés penser et agir en tant qu’hommes et femmes en fonction de l’organisation de la société et non du fait de nos
différences biologiques. Ces rôles et responsabilités renvoient aux différents travaux effectués par les hommes et les femmes, à leurs besoins pratiques
et stratégiques, à leurs différents niveaux d’accès aux ressources et aux différentes sphères dans lesquelles ils ou elles peuvent prendre des décisions
et exercer un contrôle sur les ressources et les avantages. Ces rôles et responsabilités sont déterminés d’un point de vue social et culturel et peuvent
différer d’une communauté à une autre, d’un pays à un autre. (3)
Le genre peut être défini comme un ensemble de rôles fixés par la société et culturellement variables que les hommes et les femmes jouent dans leur vie
quotidienne. Il fait référence à la relation structurellement inégalitaire entre les hommes et les femmes, telle qu’elle se manifeste au niveau micro (au
sein de la famille) et au niveau macro (par exemple sur le marché du travail). Il prend racine dans les valeurs traditionnelles observées par nos différentes
sociétés, et a des répercussions sur la loi et les politiques de développement de nos pays. Le genre est une notion dynamique et il subit l’influence des
mutations sociales ; il est parfois fonction de l’âge des acteurs, de leur niveau d’instruction, de leur origine sociale et milieu de provenance, de leur
religion, etc. Cependant, bien que le genre soit une notion très variable, il renferme un dénominateur commun : l’oppression universelle des femmes.
3. L’approche par le genre
L’approche par le genre implique que l’on aborde les questions/problèmes des femmes en faisant la différence entre les particularités sexuelles biologiques
et les rôles sociaux de sexe, qui sont socialement et historiquement construits. L’approche par le genre se fonde sur le principe de l’égalité entre les
sexes et s’appuie sur les constats suivants :
• Les rôles des femmes et des hommes sont socialement construits, et ne relèvent pas uniquement de la biologie : le genre diffère du sexe. Par exemple :
porter les enfants est une fonction biologiquement attribuée aux femmes ; mais élever les enfants et s’occuper du ménage sont des rôles qui leur sont socialement
assignés. Cependant il est important de remarquer que si les fonctions physiologiques et biologiques (le sexe) ont servi à justifier la division du travail
et les différences entre hommes et femmes (le genre), il faut néanmoins bien comprendre que la division du travail elle-même n’est ni naturelle ni biologique.
Les distinctions entre « masculinité » et « féminité » ne sont pas non plus naturelles : elles varient selon les pays, les régions, les cultures et les
religions, et peuvent changer au cours de l’histoire.
• Les rapports sociaux de sexe et les rôles assignés aux femmes et aux hommes (et à la famille) sont en grande partie déterminés par les structures économiques,
la nature de l’État et ses orientations sociales, la religion, la culture, ainsi que par les rapports étroits qu’entretiennent tous ces éléments, rapports
qui peuvent eux-mêmes changer. Par exemple : Un État peut institutionnaliser et entretenir l’inégalité entre hommes et femmes par des lois et des politiques
touchant le mariage, le divorce, le rôle parental, la garde des enfants, la propriété et les politiques d’assistance sociale. Cependant, si jamais une
participation accrue des femmes à la vie économique et politique risque de favoriser des changements économiques qu’il juge souhaitables, on verra ce même
État promouvoir des réformes le droit de la famille de manière à desserrer le contrôle des familles sur les femmes. À l’inverse, si l’évolution de la situation
économique et politique indique que l’État tirera avantage d’une hausse de la natalité et d’une réduction de la participation des femmes au marché du travail
salarié, on le verra alors resserrer les lois et les politiques sociales touchant les femmes.
• Le travail quotidien des hommes et des femmes, leur accès aux ressources, leur participation à la vie politique, leur expérience de la violence, leur
capacité d’exercer leurs droits et, bien entendu, leur droit à la vie, diffèrent selon qu’ils appartiennent à l’un ou l’autre sexe. Par exemple : Les femmes
peuvent voir leur accès aux emplois salariés interdit ou limité ; le partage des tâches domestiques entre hommes et femmes peut être inégal ; dans certaines
sociétés, seuls les hommes sont appelés sous les drapeaux ; les femmes sont victimes de viol et de violence familiale en nombres disproportionnés, etc.
• Les femmes, tout comme les hommes, ne forment pas un groupe homogène et monolithique ; l’expérience de travail des hommes et des femmes, leur participation
à la vie politique et économique et leur capacité d’exercer leurs droits varient en fonction de leur race, de leur classe, de leur appartenance ethnique,
de leur religion, de leur statut économique, de leur orientation sexuelle, etc.
• La discrimination exercée à l’endroit des femmes et l’oppression qu’elles subissent sont systémiques et se manifestent non seulement dans les relations
interpersonnelles, mais aussi dans les structures et le fonctionnement des institutions, dans les relations familiales de jure (telles que régies par le
droit) et de facto (de fait et non de droit), dans l’accès aux ressources économiques et les systèmes juridiques. (4) « La violence à l’égard des femmes
[par exemple] traduit des rapports de force historiquement inégaux entre hommes et femmes, lesquels ont abouti à la domination et à la discrimination exercées
par les premiers et freiné la promotion des secondes, et […] compte parmi les principaux mécanismes sociaux auxquels est due la subordination des femmes
aux hommes ». (5)
4. L’analyse des relations genre
Les relations entre les hommes et les femmes commencent au niveau du cercle familial où elles sont modelées, puis elles aident à modeler les autres relations
à des niveaux supérieurs. En conséquence, la famille est la plus petite unité sociale qui offre une interprétation sociologique significative des relations
de genre. Il existe, au niveau de la famille, divers niveaux de relations qui donnent beaucoup de renseignements sur les relations entre genres. En considérant
par exemple la répartition des rôles et responsabilités dans la famille, nous serons amenées à nous poser un certain nombre de questions. Nous pouvons,
en effet, analyser les diverses tâches assignées aux petites filles, aux jeunes hommes, aux jeunes femmes, aux adultes, et aux personnes âgées par rapport
à celles dévolues aux hommes. Comment cette répartition est-elle faite ? Qui sont favorisés et sur quelle base ? Qu’en est-il de l’héritage et du partage
des ressources disponibles au niveau de la famille ? Sur quelles bases la distribution des ressources se fait-elle ? Est-ce en fonction de l’âge, du sexe ?
Tous les membres de la famille sont-ils traités de la même manière ? Si non, sur quelle base le sont-ils, en fonction de l’âge, du sexe ? Une telle analyse
mettra en lumière les questions et préoccupations liées au genre.
En résumé, l’analyse de la dimension genre permet d’étudier les multiples strates dans les relations sociales et d’identifier l’homme et la femme, l’individu
et la collectivité ainsi que les interconnections complexes, qu’ils entretiennent entre eux. Elle permet :
a) de créer une meilleure visibilité – de montrer le niveau de participation de chaque membre d’une communauté donnée : hommes, femmes, garçons et filles.
b) d’être en mesure d’évaluer les impacts de l’homme, de la femme, des garçons et des filles sur leur communauté car, ces derniers ont toujours un impact
qu’il soit pris en compte ou non. c) de déchiffrer la complexité du partage du pouvoir. Une analyse de genre approfondie éclaire sur ceux qui détiennent
le pouvoir dans une communauté donnée et permet donc de comprendre les relations de pouvoir entre l’homme, la femme, les garçons et les filles dans une
communauté, et savoir comment intervenir en cas d’injustices. (3)
Conclusion
Le genre est un construit social et un outil sociologique d’analyse, de planification et de suivi, qui vise à révéler les différences sociales et les inégalités
dans les relations entre les hommes et les femmes, les garçons et les filles. Il prend le contre-pied des précédentes approches de promotion des droits
des femmes, qui avaient tendance à se concentrer exclusivement sur le renforcement du pouvoir économique des femmes sans tenir compte des autres facteurs
qui influent sur leur plein épanouissement. Le genre est perçu aujourd’hui, comme un concept rationnel orienté vers une nouvelle forme de socialisation
plus équilibrée. Car l’approche genre s’appuie sur l’ensemble de l’organisation sociale de la vie économique et politique, afin de comprendre la formation
des aspects particuliers de la société. Elle s’intéresse non pas à la femme en soi, mais à la construction sociale du genre et à l’attribution des rôles,
des responsabilités et aux comportements spécifiques que la société attend des hommes et des femmes.
Références 1. Emmanuelle Le Nouvel, 2001, Comprendre le Concept de Genre in Classeur d’outils pédagogiques réalisé sous coordination de l’Ifaid 2. Claudine
OTIMI, 2004, Aperçu Général sur le Concept Genre : Notion et Outils d’Analyse in « Genre - Gouvernance – Accès des Femmes au Pouvoir », AFARD Togo 3. AFARD,
2003, Recherche féministe francophone : « Ruptures, Résistances et Utopies », Echo N°12 4. Agnès Callamard, 1999, Méthodologie de recherche sexospécifique,
Droits et Démocratie 5 5. Déclaration sur l’élimination de la violence à l’égard des femmes, UN Doc. A/RES/48/104, préambule, paragraphe 6. (New York :
Routledge : 1995), p.14.
Source : AWID Carrefour Vol.6 N°8"
http://beta.plusnetwork.com/game_toolbar/open_gadget.php
COMPRENDRE LE CONCEPT GENRE
Le genre est un concept qui a été imaginé par les féministes afin de rendre compte des relations différenciées et inégalitaires qu’entretiennent les hommes
et les femmes dans nos sociétés. Le féminisme entendu comme un concept, une idéologie ou tout effort/engagement visant à mettre en lumière l’existence
des discriminations dont sont victimes les femmes et à changer cette situation. De ce fait, toutes les personnes (universitaires, chercheur-e-s, militant-e-s)
impliquées dans le traitement des questions touchant aux droits des femmes sont des féministes.
Par Massan d’ALMEIDA
1. Genèse du concept genre
Le genre est un concept d’origine anglo-saxonne connu sous le vocable de « gender » et qui a généré en français plusieurs expressions notamment : relations
de genre, sexospécificité, rapports sociaux de sexe, sexe social, égalité entre les sexes, égalité hommes-femmes, etc. C’est un concept qui est né à l’issue
d’un long processus de l’engagement féministe à lutter contre les situations d’oppression que vivent les femmes. L’intégration du concept genre dans la
pensée et les stratégies de développement a été réalisée selon des étapes bien définies. L’on est parti de l’approche Intégration de la Femme au Développement
(IFD) à l’approche Femme et Développement (FED) avant d’en arriver à l’approche Genre et Développement (GED).
Le concept de l’Intégration de la Femme au Développement (IFD) ciblait la femme, parce que l’on estimait que jusqu’alors, elle était exclue de la sphère
du développement. Il avait pour but de parvenir à un développement plus efficace et plus performant en prônant des projets féminins, des composantes femmes
dans les projets, des projets intégrés et des activités génératrices de revenus. Malheureusement, ce concept n’a pas comblé les attentes, car il ne s’attaquait
pas aux causes fondamentales qui empêchaient les femmes de participer au développement de leurs sociétés. C’est la raison pour laquelle d’autres progrès
ont été réalisés et que la formule « Femme et Développement » (FED) fut élaborée.
L’approche « Femme et Développement » se fonde sur le postulat que les femmes ont toujours fait partie des processus de développement. Elle met l’accent
sur la relation entre les femmes et le processus de développement plutôt que seulement sur les stratégies d’intégration des femmes au développement. Dans
cette approche, la mise en valeur de la contribution des femmes est perçue comme un élément de la modernisation économique et sociale. L’accent est mis
sur les rendements élevés, en termes de bien-être et de capital humain, de l’investissement dans l’éducation et la participation accrue des femmes, compte
tenu notamment du retard accumulé dans ce domaine (1). Théoriquement, elle met l’accent sur l’impact social, mais en pratique et dans la conception et
la mise en œuvre des projets, elle a tendance, comme l’IFD à regrouper les femmes sans analyser suffisamment les différences sexuelles et les divisions
de classe, de race, ou d’ethnie qui toutes ont une influence importante sur le statut social des femmes.
C’est alors que l’approche « Genre et Développement » (GED) est apparue comme une solution de rechange et de correction des insuffisances constatées dans
les autres approches. Selon cette vision, les hommes et les femmes créent et perpétuent la société. Ils déterminent la répartition des tâches, mais les
bénéfices et les souffrances sont mal partagés. Car ils ont des rapports différents les uns avec les autres au sein de la société, malgré une certaine
interdépendance, et évoluent dans des secteurs différents de la communauté. A cause de leurs rôles sociaux, les hommes peuvent selon leur bon plaisir restreindre
ou élargir les options des femmes. Il n’est donc pas surprenant de constater que le développement se répercute de façon différente sur les hommes et sur
les femmes car chaque catégorie exerce une influence différente sur les projets et les ressources. Or si l’on veut faire avancer les intérêts de la communauté,
les deux doivent participer à l’identification des problèmes et des solutions. L’approche GED s’appuie alors sur l’ensemble de l’organisation sociale,
de la vie économique et politique, afin de comprendre la formation des aspects particuliers de la société. Elle s’intéresse, non pas à la femme en soi,
mais, à la construction sociale de genre et à l’attribution des rôles et des responsabilités spécifiques que la société attend des hommes et des femmes.
Le genre n’est donc rien d’autre qu’un construit social. (2) 2. Comprendre le concept genre
Le genre en tant que concept fait référence aux rôles et responsabilités des femmes et des hommes tels qu’ils sont déterminés par la société. Il est lié
à la façon dont nous sommes perçus et censés penser et agir en tant qu’hommes et femmes en fonction de l’organisation de la société et non du fait de nos
différences biologiques. Ces rôles et responsabilités renvoient aux différents travaux effectués par les hommes et les femmes, à leurs besoins pratiques
et stratégiques, à leurs différents niveaux d’accès aux ressources et aux différentes sphères dans lesquelles ils ou elles peuvent prendre des décisions
et exercer un contrôle sur les ressources et les avantages. Ces rôles et responsabilités sont déterminés d’un point de vue social et culturel et peuvent
différer d’une communauté à une autre, d’un pays à un autre. (3)
Le genre peut être défini comme un ensemble de rôles fixés par la société et culturellement variables que les hommes et les femmes jouent dans leur vie
quotidienne. Il fait référence à la relation structurellement inégalitaire entre les hommes et les femmes, telle qu’elle se manifeste au niveau micro (au
sein de la famille) et au niveau macro (par exemple sur le marché du travail). Il prend racine dans les valeurs traditionnelles observées par nos différentes
sociétés, et a des répercussions sur la loi et les politiques de développement de nos pays. Le genre est une notion dynamique et il subit l’influence des
mutations sociales ; il est parfois fonction de l’âge des acteurs, de leur niveau d’instruction, de leur origine sociale et milieu de provenance, de leur
religion, etc. Cependant, bien que le genre soit une notion très variable, il renferme un dénominateur commun : l’oppression universelle des femmes.
3. L’approche par le genre
L’approche par le genre implique que l’on aborde les questions/problèmes des femmes en faisant la différence entre les particularités sexuelles biologiques
et les rôles sociaux de sexe, qui sont socialement et historiquement construits. L’approche par le genre se fonde sur le principe de l’égalité entre les
sexes et s’appuie sur les constats suivants :
• Les rôles des femmes et des hommes sont socialement construits, et ne relèvent pas uniquement de la biologie : le genre diffère du sexe. Par exemple :
porter les enfants est une fonction biologiquement attribuée aux femmes ; mais élever les enfants et s’occuper du ménage sont des rôles qui leur sont socialement
assignés. Cependant il est important de remarquer que si les fonctions physiologiques et biologiques (le sexe) ont servi à justifier la division du travail
et les différences entre hommes et femmes (le genre), il faut néanmoins bien comprendre que la division du travail elle-même n’est ni naturelle ni biologique.
Les distinctions entre « masculinité » et « féminité » ne sont pas non plus naturelles : elles varient selon les pays, les régions, les cultures et les
religions, et peuvent changer au cours de l’histoire.
• Les rapports sociaux de sexe et les rôles assignés aux femmes et aux hommes (et à la famille) sont en grande partie déterminés par les structures économiques,
la nature de l’État et ses orientations sociales, la religion, la culture, ainsi que par les rapports étroits qu’entretiennent tous ces éléments, rapports
qui peuvent eux-mêmes changer. Par exemple : Un État peut institutionnaliser et entretenir l’inégalité entre hommes et femmes par des lois et des politiques
touchant le mariage, le divorce, le rôle parental, la garde des enfants, la propriété et les politiques d’assistance sociale. Cependant, si jamais une
participation accrue des femmes à la vie économique et politique risque de favoriser des changements économiques qu’il juge souhaitables, on verra ce même
État promouvoir des réformes le droit de la famille de manière à desserrer le contrôle des familles sur les femmes. À l’inverse, si l’évolution de la situation
économique et politique indique que l’État tirera avantage d’une hausse de la natalité et d’une réduction de la participation des femmes au marché du travail
salarié, on le verra alors resserrer les lois et les politiques sociales touchant les femmes.
• Le travail quotidien des hommes et des femmes, leur accès aux ressources, leur participation à la vie politique, leur expérience de la violence, leur
capacité d’exercer leurs droits et, bien entendu, leur droit à la vie, diffèrent selon qu’ils appartiennent à l’un ou l’autre sexe. Par exemple : Les femmes
peuvent voir leur accès aux emplois salariés interdit ou limité ; le partage des tâches domestiques entre hommes et femmes peut être inégal ; dans certaines
sociétés, seuls les hommes sont appelés sous les drapeaux ; les femmes sont victimes de viol et de violence familiale en nombres disproportionnés, etc.
• Les femmes, tout comme les hommes, ne forment pas un groupe homogène et monolithique ; l’expérience de travail des hommes et des femmes, leur participation
à la vie politique et économique et leur capacité d’exercer leurs droits varient en fonction de leur race, de leur classe, de leur appartenance ethnique,
de leur religion, de leur statut économique, de leur orientation sexuelle, etc.
• La discrimination exercée à l’endroit des femmes et l’oppression qu’elles subissent sont systémiques et se manifestent non seulement dans les relations
interpersonnelles, mais aussi dans les structures et le fonctionnement des institutions, dans les relations familiales de jure (telles que régies par le
droit) et de facto (de fait et non de droit), dans l’accès aux ressources économiques et les systèmes juridiques. (4) « La violence à l’égard des femmes
[par exemple] traduit des rapports de force historiquement inégaux entre hommes et femmes, lesquels ont abouti à la domination et à la discrimination exercées
par les premiers et freiné la promotion des secondes, et […] compte parmi les principaux mécanismes sociaux auxquels est due la subordination des femmes
aux hommes ». (5)
4. L’analyse des relations genre
Les relations entre les hommes et les femmes commencent au niveau du cercle familial où elles sont modelées, puis elles aident à modeler les autres relations
à des niveaux supérieurs. En conséquence, la famille est la plus petite unité sociale qui offre une interprétation sociologique significative des relations
de genre. Il existe, au niveau de la famille, divers niveaux de relations qui donnent beaucoup de renseignements sur les relations entre genres. En considérant
par exemple la répartition des rôles et responsabilités dans la famille, nous serons amenées à nous poser un certain nombre de questions. Nous pouvons,
en effet, analyser les diverses tâches assignées aux petites filles, aux jeunes hommes, aux jeunes femmes, aux adultes, et aux personnes âgées par rapport
à celles dévolues aux hommes. Comment cette répartition est-elle faite ? Qui sont favorisés et sur quelle base ? Qu’en est-il de l’héritage et du partage
des ressources disponibles au niveau de la famille ? Sur quelles bases la distribution des ressources se fait-elle ? Est-ce en fonction de l’âge, du sexe ?
Tous les membres de la famille sont-ils traités de la même manière ? Si non, sur quelle base le sont-ils, en fonction de l’âge, du sexe ? Une telle analyse
mettra en lumière les questions et préoccupations liées au genre.
En résumé, l’analyse de la dimension genre permet d’étudier les multiples strates dans les relations sociales et d’identifier l’homme et la femme, l’individu
et la collectivité ainsi que les interconnections complexes, qu’ils entretiennent entre eux. Elle permet :
a) de créer une meilleure visibilité – de montrer le niveau de participation de chaque membre d’une communauté donnée : hommes, femmes, garçons et filles.
b) d’être en mesure d’évaluer les impacts de l’homme, de la femme, des garçons et des filles sur leur communauté car, ces derniers ont toujours un impact
qu’il soit pris en compte ou non. c) de déchiffrer la complexité du partage du pouvoir. Une analyse de genre approfondie éclaire sur ceux qui détiennent
le pouvoir dans une communauté donnée et permet donc de comprendre les relations de pouvoir entre l’homme, la femme, les garçons et les filles dans une
communauté, et savoir comment intervenir en cas d’injustices. (3)
Conclusion
Le genre est un construit social et un outil sociologique d’analyse, de planification et de suivi, qui vise à révéler les différences sociales et les inégalités
dans les relations entre les hommes et les femmes, les garçons et les filles. Il prend le contre-pied des précédentes approches de promotion des droits
des femmes, qui avaient tendance à se concentrer exclusivement sur le renforcement du pouvoir économique des femmes sans tenir compte des autres facteurs
qui influent sur leur plein épanouissement. Le genre est perçu aujourd’hui, comme un concept rationnel orienté vers une nouvelle forme de socialisation
plus équilibrée. Car l’approche genre s’appuie sur l’ensemble de l’organisation sociale de la vie économique et politique, afin de comprendre la formation
des aspects particuliers de la société. Elle s’intéresse non pas à la femme en soi, mais à la construction sociale du genre et à l’attribution des rôles,
des responsabilités et aux comportements spécifiques que la société attend des hommes et des femmes.
Références 1. Emmanuelle Le Nouvel, 2001, Comprendre le Concept de Genre in Classeur d’outils pédagogiques réalisé sous coordination de l’Ifaid 2. Claudine
OTIMI, 2004, Aperçu Général sur le Concept Genre : Notion et Outils d’Analyse in « Genre - Gouvernance – Accès des Femmes au Pouvoir », AFARD Togo 3. AFARD,
2003, Recherche féministe francophone : « Ruptures, Résistances et Utopies », Echo N°12 4. Agnès Callamard, 1999, Méthodologie de recherche sexospécifique,
Droits et Démocratie 5 5. Déclaration sur l’élimination de la violence à l’égard des femmes, UN Doc. A/RES/48/104, préambule, paragraphe 6. (New York :
Routledge : 1995), p.14.
Source : AWID Carrefour Vol.6 N°8"
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Ma synthèse concernant le concept de genre
Le concept de genre
Le concept de genre reste une thématique quelque peu particulière dans le sens où de nombreuses contradictions subsistent. C’est une idée nouvelle dans le cas de la société française comme nous allons le voir.
Le mot genre provient du mot britanique Gender et celui-ci fut utilisé à l’arrivée d’un nouveau concept de « classification » dans la société. Cette idée fut importée dans les années 1980 par des féministes et sociologues françaises et aujourd’hui encore, n’est pas toujours accepté par les grandes autorités. Son but était de montrer les inégalités entre les hommes et les femmes, de manière plus directe sachant que ce sujet fut pendant longtemps mis à l’écart ou manquait de considération. De nombreuses enquêtes étaient menées mais sans tenir compte de certains facteurs telles que les tâches ménagères, l’éducation etc…
Durant de nombreuses années, en France, on parlait de « rapports social de sexe » ,de « catégorie de sexe » ou encore de « rôle sexuel ». Peu à peu, on a commencé à introduire cette notion conceptuelle afin d’étudier les différentes tâches attribuées aux hommes et au femmes dans la société. Cependant, on constate que ce concept connaît encore des fragilités et des incertitudes puisque des différences de pensées subsistent entre les différents pays, entre les populations d’un même pays, les indivudus eux-mêmes puisque les mouvements de pensées évoluent au rythme de la société.
Comme expliqué plus haut, les enquêtes précédentes ne tenaient pas ccompte de multiples facteurs et mélangeaient différences physiologiques avec différences « morales ». et inversement : Les femmes portent les enfants dans leur ventre (différence biologique) ; on estimait de ce fait, que l’éducation était un rôle qui ne devait et ne pouvait être joué que par la femme. mais on sait aujourd’hui que l’éducation peut être donnée par les hommes ce qui fait que dans ce domaine-là par exemple, les hommes et les femmes peuvent avoir un rôle égal. Un certain modelage de la pensée est apporté dès l’enfance ; la structure familiale est un cadre qui paraît restreint mais qui au fond va jouer un rôle crucial dans l’évolution de l’être et donc de la société. On inculquera aux petites filles des idées précises sur les tâches ménagères, la cuisine et aux hommes des idées dites « plus masculines » ; cela a par la suite une répercution sur la répartition des tâches entre les hommes et les femmes, tant dans le domaine familial que dans le domaine professionnel.
A travers ce concept, les sociologues tentent de bousculer les croyances et idées des rôles existants depuis des générations. Désormais, on inclus les femmes dans la sphère du développement économique puisqu’elles contribuent à l’économie d’un pays (exception dans certains pays). Ils tentent aussi de revaloriser des métiers ou actions faites par les femmes tel que le bénévola, qui fut et est encore souvent banalisé et n’est pas souvent considéré par la gente masculine.
De nos jours e concept de genre est un outil important et utile dans la construction de la société française. C’est cet outil qui devrait permettre de souligner les inégalités sociales et culturelles entre les hommes et les femmes puisque par la suite, elles sont amenées à disparaître afin de créer une société plus solide, avec moins de différences et de restructurer le noyau social. Ce n’est pas une étudedu comportement des hommes en vers les femmes, ni des femmes en elles-même mais tout simplement de la restructuration politique économique et professionnel afin d’améliorer la socialisation et de favoriser un meilleur développement de la société en général : en résumé, obtenir une société plus équilibrée. Son objectif est de faire disparaître les idées discriminatoires qu’on a des femmes donc de modifier le comportement des individus en prenant en contre des approches jusque-là écartées (cf plus haut).
Liens utilisés :
http://beta.plusnetwork.com/game_toolbar/open_gadget.php
http://base.d-p-h.info/fr/fiches/dph/fiche-dph-7250.html
http://www.genreenaction.net/spip.php?article221
Le concept de genre reste une thématique quelque peu particulière dans le sens où de nombreuses contradictions subsistent. C’est une idée nouvelle dans le cas de la société française comme nous allons le voir.
Le mot genre provient du mot britanique Gender et celui-ci fut utilisé à l’arrivée d’un nouveau concept de « classification » dans la société. Cette idée fut importée dans les années 1980 par des féministes et sociologues françaises et aujourd’hui encore, n’est pas toujours accepté par les grandes autorités. Son but était de montrer les inégalités entre les hommes et les femmes, de manière plus directe sachant que ce sujet fut pendant longtemps mis à l’écart ou manquait de considération. De nombreuses enquêtes étaient menées mais sans tenir compte de certains facteurs telles que les tâches ménagères, l’éducation etc…
Durant de nombreuses années, en France, on parlait de « rapports social de sexe » ,de « catégorie de sexe » ou encore de « rôle sexuel ». Peu à peu, on a commencé à introduire cette notion conceptuelle afin d’étudier les différentes tâches attribuées aux hommes et au femmes dans la société. Cependant, on constate que ce concept connaît encore des fragilités et des incertitudes puisque des différences de pensées subsistent entre les différents pays, entre les populations d’un même pays, les indivudus eux-mêmes puisque les mouvements de pensées évoluent au rythme de la société.
Comme expliqué plus haut, les enquêtes précédentes ne tenaient pas ccompte de multiples facteurs et mélangeaient différences physiologiques avec différences « morales ». et inversement : Les femmes portent les enfants dans leur ventre (différence biologique) ; on estimait de ce fait, que l’éducation était un rôle qui ne devait et ne pouvait être joué que par la femme. mais on sait aujourd’hui que l’éducation peut être donnée par les hommes ce qui fait que dans ce domaine-là par exemple, les hommes et les femmes peuvent avoir un rôle égal. Un certain modelage de la pensée est apporté dès l’enfance ; la structure familiale est un cadre qui paraît restreint mais qui au fond va jouer un rôle crucial dans l’évolution de l’être et donc de la société. On inculquera aux petites filles des idées précises sur les tâches ménagères, la cuisine et aux hommes des idées dites « plus masculines » ; cela a par la suite une répercution sur la répartition des tâches entre les hommes et les femmes, tant dans le domaine familial que dans le domaine professionnel.
A travers ce concept, les sociologues tentent de bousculer les croyances et idées des rôles existants depuis des générations. Désormais, on inclus les femmes dans la sphère du développement économique puisqu’elles contribuent à l’économie d’un pays (exception dans certains pays). Ils tentent aussi de revaloriser des métiers ou actions faites par les femmes tel que le bénévola, qui fut et est encore souvent banalisé et n’est pas souvent considéré par la gente masculine.
De nos jours e concept de genre est un outil important et utile dans la construction de la société française. C’est cet outil qui devrait permettre de souligner les inégalités sociales et culturelles entre les hommes et les femmes puisque par la suite, elles sont amenées à disparaître afin de créer une société plus solide, avec moins de différences et de restructurer le noyau social. Ce n’est pas une étudedu comportement des hommes en vers les femmes, ni des femmes en elles-même mais tout simplement de la restructuration politique économique et professionnel afin d’améliorer la socialisation et de favoriser un meilleur développement de la société en général : en résumé, obtenir une société plus équilibrée. Son objectif est de faire disparaître les idées discriminatoires qu’on a des femmes donc de modifier le comportement des individus en prenant en contre des approches jusque-là écartées (cf plus haut).
Liens utilisés :
http://beta.plusnetwork.com/game_toolbar/open_gadget.php
http://base.d-p-h.info/fr/fiches/dph/fiche-dph-7250.html
http://www.genreenaction.net/spip.php?article221
Document : La Violence à l'encontre des femmes
"La violence à l'encontre des femmes
Principaux points
Liste de 5 éléments.
• La violence à l'encontre des femmes pose un important problème de santé publique et n'est autre qu'une violation des droits de la personne humaine.
• L'impossibilité de faire des études, l'absence de perspectives et le manque de reconnaissance des femmes au sein des communautés sont source de violence.
• La violence exercée par un partenaire intime est une des formes les plus communes de violence à l'encontre des femmes.
• La violence à l'égard des femmes peut être à l'origine de tout un ensemble de problèmes de santé, que ce soit sur le plan physique, mental, sexuel ou
génésique, et de problèmes de santé maternelle.
• De nombreuses femmes ne cherchent pas d'aide lorsqu'elles sont victimes de violences et n'en parlent pas non plus.
fin de liste
Les Nations Unies définissent la violence à l'égard des femmes de la façon suivante tous les actes de violence dirigés contre le sexe féminin, et causant
ou pouvant causer aux femmes un préjudice ou des souffrances physiques, sexuelles ou psychologiques, y compris la menace de tels actes, la contrainte ou
la privation arbitraire de liberté, que ce soit dans la vie publique ou dans la vie privée.
La violence à l'encontre des femmes peut revêtir différentes formes: sévices sexuels, corporels ou psychologiques infligés par un partenaire intime; sévices
corporels ou sexuels infligés par des membres de la famille ou autres; harcèlement sexuel et sévices sexuels exercés par des personnes incarnant l'autorité
(enseignants, représentants des forces de l'ordre ou employeurs); trafic pour travail forcé ou prostitution forcée; et pratiques traditionnelles telles
que mariages forcés ou mariages d'enfants, violence liée à la dote; crimes d'honneur commis contre les femmes pour laver l'honneur de la famille. En situations
de conflits, le viol systématique est une autre forme de violence exercée à l'égard des femmes
Ampleur du problème
Liste de 5 éléments.
• Selon une étude menée par l'OMS dans dix pays et portant sur la santé des femmes et la violence domestique:
Liste de 2 éléments, niveau d'imbrication 1.
• 15 à 71% des personnes interrogées ont témoigné avoir subi des violences corporelles ou sexuelles de la part d'un mari ou d'un partenaire.
• Beaucoup de femmes ont indiqué que leur première expérience sexuelle leur avait été imposée. (24% dans les zones rurales du Pérou, 28% en Tanzanie, 30%
dans les zones rurales du Bangladesh et 40% en Afrique du Sud)
fin de liste niveau d'imbrication 1
• Chaque année dans le monde, quelque 5000 femmes sont assassinées par des membres de leur famille au nom de l'honneur familial.
• La traite de femmes et de filles aux fins de travail forcé ou de prostitution forcée est répandue et touche souvent les plus vulnérables.
• Les mariages forcés et les mariages d'enfants sont une violation des droits des femmes et des filles, même s'ils sont largement pratiqués dans de nombreux
pays d'Asie, du Moyen-Orient et d'Afrique subsaharienne.
• À l'échelon mondial, jusqu'à une femme sur cinq et un homme sur dix déclarent avoir subi des violences sexuelles pendant leur enfance. Ces enfants ont
beaucoup plus de risque d'être confrontés à d'autres formes de violence par la suite.
fin de liste
Conséquences sur la santé
Les actes de violence peuvent avoir des conséquences immédiates sur la santé, ou des effets à plus long terme, tels que:
Liste de 6 éléments.
• Blessures: les violences corporelles et sexuelles infligées par un partenaire entraînent souvent des blessures. Aux États-Unis d'Amérique, les actes de
violence commis par les partenaires intimes sont la principale cause de blessures non mortelles chez la femme.
• Décès: les décès dus à des actes de violence à l'égard des femmes sont de toute nature: crimes d'honneur (par les familles pour des raisons culturelles);
suicides; infanticide (bébés de sexe féminin); et décès maternels pour cause d'avortements pratiqués dans de mauvaises conditions de sécurité.
• Santé sexuelle et génésique: la violence à l'encontre des femmes est à relier aux infections sexuellement transmissibles comme le VIH/sida, aux grossesses
non désirées, aux problèmes gynécologiques, aux avortements provoqués et aux problèmes liés à la grossesse, ce qui englobe notamment les fausses couches,
un faible poids de naissance du bébé et la mort fœtale.
• Comportements à risque: lorsque les violences sexuelles se produisent dans l'enfance, les risques ultérieurs augmentent tels: les comportements sexuels
à risque (première relation sexuelle à un âge précoce, partenaires multiples et rapports non protégés), la toxicomanie et la victimisation accrue. Chacun
de ces comportements augmente les risques d'avoir des problèmes de santé.
• Santé mentale: la violence et les sévices augmentent le risque de dépression, de stress post-traumatique, de troubles du sommeil, de troubles alimentaires
et de détresse émotionnelle.
• Santé physique: la violence peut entraîner de nombreux problèmes de santé, dont la migraine, les dorsalgies, les douleurs abdominales, la fibromyalgie,
les troubles gastro-intestinaux, une mobilité réduite et un mauvais état de santé général.
fin de liste
Coûts socio-économiques
Les coûts que fait peser la violence à l'égard des femmes sur la situation économique et sociale sont énormes, et ils ont des répercussions sur l'ensemble
de la société. Les femmes peuvent se retrouver en situation d'isolement, incapables de travailler; elles peuvent perdre leur revenu, espacer leur participation
à des activités régulières et ne plus vraiment être en mesure de prendre soin d'elles-mêmes et de leurs enfants.
Qui présente des risques?
Les facteurs de risque varient, mais présenter certaines caractéristiques semble accroître la probabilité d'être confronté à la violence. Les facteurs de
risque potentiels peuvent être regroupés à différents niveaux:
Liste de 4 éléments.
• Individu: les caractéristiques personnelles qui augmentent le risque de violences sont les suivantes: jeune âge, mauvaise situation socio-économique,
antécédents de violence ou de toxicomanie et, en cas de violence exercée par un partenaire, choix du partenaire. Le profil du partenaire susceptible d'exercer
une violence à l'égard de la femme est le suivant: alcoolique ou toxicomane, bas niveau d'éducation, attitudes négatives vis-à-vis des femmes, témoin de
violences domestiques contre les femmes ou victime de mauvais traitements dans l'enfance.
• Famille: dans les familles, le risque de violence augmente s'il y a des conflits conjugaux, si l'homme exerce une domination, si l'aspect économique est
une source de stress et si les liens familiaux sont distendus.
• Communauté: au sein des communautés, les femmes ont plus de risque de subir des violences si l'inégalité entre hommes et femmes règne, s'il y a une mauvaise
cohésion communautaire et si les ressources manquent.
• Société: sur un plan plus large, le risque est plus important dans des sociétés où règnent des codes traditionnels sexistes, où les femmes ne jouissent
d'aucune autonomie, où les lois sur le divorce, les droits à la propriété et à l'héritage sont restrictives et où s'est produit un effondrement de l'ordre
social dû à des conflits ou des catastrophes.
fin de liste
Prévention et riposte
D'ultérieures évaluations sont nécessaires pour mesurer l'efficacité des mesures de prévention de la violence. Les interventions dont les résultats sont
prometteurs prévoient d'améliorer l'éducation et les perspectives des femmes et des filles, de les encourager à avoir une meilleure opinion d'elles-mêmes,
de leur apprendre à mieux négocier et de réduire les inégalités homme-femme au sein des communautés.
Mais d'autres mesures donnent aussi des résultats positifs: travailler avec les adolescents pour réduire la violence à l'occasion de sorties; programmes
de soutien pour les enfants ayant été témoins de violences entre partenaires intimes; campagnes d'éducation publique de masse; et travailler avec des hommes
et des garçons pour remettre en cause l'inégalité entre les sexes et la banalisation de la violence, et les inciter à modifier leurs attitudes.
Défendre les victimes, faire en sorte que les personnels de santé prennent la vraie mesure de la violence et de ses répercussions, et mieux informer les
femmes sur les ressources qui sont à leur disposition en cas de violence (assistance juridique, logement et soins aux enfants notamment) peut aider à remédier
aux conséquences de la violence.
Réponse de l'OMS
L'OMS et ses partenaires travaillent ensemble pour réduire la violence à l'encontre les femmes en prenant des initiatives qui contribuent à détecter le
problème, à le chiffrer et à y remédier. Il s'agit notamment des actions suivantes:
Liste de 4 éléments.
• Recueillir des informations sur l'ampleur et le type des violences dans différents environnements. Il s'agit d'une étape clé pour comprendre la magnitude
et la nature du problème au niveau mondial.
• Élaborer des lignes directrices pour les États Membres et les professionnels de la santé afin de prévenir la violence et de renforcer la capacité du secteur
sanitaire de faire face à ce problème.
• Diffuser l'information disponible aux pays et soutenir les efforts nationaux destinés à faire progresser les droits des femmes et à prévenir la violence.
• Collaborer avec les institutions et organisations internationales pour vaincre la violence à l'égard des femmes au niveau mondial.
fin de liste"
http://www.who.int/mediacentre/factsheets/fs239/fr/index.html
Principaux points
Liste de 5 éléments.
• La violence à l'encontre des femmes pose un important problème de santé publique et n'est autre qu'une violation des droits de la personne humaine.
• L'impossibilité de faire des études, l'absence de perspectives et le manque de reconnaissance des femmes au sein des communautés sont source de violence.
• La violence exercée par un partenaire intime est une des formes les plus communes de violence à l'encontre des femmes.
• La violence à l'égard des femmes peut être à l'origine de tout un ensemble de problèmes de santé, que ce soit sur le plan physique, mental, sexuel ou
génésique, et de problèmes de santé maternelle.
• De nombreuses femmes ne cherchent pas d'aide lorsqu'elles sont victimes de violences et n'en parlent pas non plus.
fin de liste
Les Nations Unies définissent la violence à l'égard des femmes de la façon suivante tous les actes de violence dirigés contre le sexe féminin, et causant
ou pouvant causer aux femmes un préjudice ou des souffrances physiques, sexuelles ou psychologiques, y compris la menace de tels actes, la contrainte ou
la privation arbitraire de liberté, que ce soit dans la vie publique ou dans la vie privée.
La violence à l'encontre des femmes peut revêtir différentes formes: sévices sexuels, corporels ou psychologiques infligés par un partenaire intime; sévices
corporels ou sexuels infligés par des membres de la famille ou autres; harcèlement sexuel et sévices sexuels exercés par des personnes incarnant l'autorité
(enseignants, représentants des forces de l'ordre ou employeurs); trafic pour travail forcé ou prostitution forcée; et pratiques traditionnelles telles
que mariages forcés ou mariages d'enfants, violence liée à la dote; crimes d'honneur commis contre les femmes pour laver l'honneur de la famille. En situations
de conflits, le viol systématique est une autre forme de violence exercée à l'égard des femmes
Ampleur du problème
Liste de 5 éléments.
• Selon une étude menée par l'OMS dans dix pays et portant sur la santé des femmes et la violence domestique:
Liste de 2 éléments, niveau d'imbrication 1.
• 15 à 71% des personnes interrogées ont témoigné avoir subi des violences corporelles ou sexuelles de la part d'un mari ou d'un partenaire.
• Beaucoup de femmes ont indiqué que leur première expérience sexuelle leur avait été imposée. (24% dans les zones rurales du Pérou, 28% en Tanzanie, 30%
dans les zones rurales du Bangladesh et 40% en Afrique du Sud)
fin de liste niveau d'imbrication 1
• Chaque année dans le monde, quelque 5000 femmes sont assassinées par des membres de leur famille au nom de l'honneur familial.
• La traite de femmes et de filles aux fins de travail forcé ou de prostitution forcée est répandue et touche souvent les plus vulnérables.
• Les mariages forcés et les mariages d'enfants sont une violation des droits des femmes et des filles, même s'ils sont largement pratiqués dans de nombreux
pays d'Asie, du Moyen-Orient et d'Afrique subsaharienne.
• À l'échelon mondial, jusqu'à une femme sur cinq et un homme sur dix déclarent avoir subi des violences sexuelles pendant leur enfance. Ces enfants ont
beaucoup plus de risque d'être confrontés à d'autres formes de violence par la suite.
fin de liste
Conséquences sur la santé
Les actes de violence peuvent avoir des conséquences immédiates sur la santé, ou des effets à plus long terme, tels que:
Liste de 6 éléments.
• Blessures: les violences corporelles et sexuelles infligées par un partenaire entraînent souvent des blessures. Aux États-Unis d'Amérique, les actes de
violence commis par les partenaires intimes sont la principale cause de blessures non mortelles chez la femme.
• Décès: les décès dus à des actes de violence à l'égard des femmes sont de toute nature: crimes d'honneur (par les familles pour des raisons culturelles);
suicides; infanticide (bébés de sexe féminin); et décès maternels pour cause d'avortements pratiqués dans de mauvaises conditions de sécurité.
• Santé sexuelle et génésique: la violence à l'encontre des femmes est à relier aux infections sexuellement transmissibles comme le VIH/sida, aux grossesses
non désirées, aux problèmes gynécologiques, aux avortements provoqués et aux problèmes liés à la grossesse, ce qui englobe notamment les fausses couches,
un faible poids de naissance du bébé et la mort fœtale.
• Comportements à risque: lorsque les violences sexuelles se produisent dans l'enfance, les risques ultérieurs augmentent tels: les comportements sexuels
à risque (première relation sexuelle à un âge précoce, partenaires multiples et rapports non protégés), la toxicomanie et la victimisation accrue. Chacun
de ces comportements augmente les risques d'avoir des problèmes de santé.
• Santé mentale: la violence et les sévices augmentent le risque de dépression, de stress post-traumatique, de troubles du sommeil, de troubles alimentaires
et de détresse émotionnelle.
• Santé physique: la violence peut entraîner de nombreux problèmes de santé, dont la migraine, les dorsalgies, les douleurs abdominales, la fibromyalgie,
les troubles gastro-intestinaux, une mobilité réduite et un mauvais état de santé général.
fin de liste
Coûts socio-économiques
Les coûts que fait peser la violence à l'égard des femmes sur la situation économique et sociale sont énormes, et ils ont des répercussions sur l'ensemble
de la société. Les femmes peuvent se retrouver en situation d'isolement, incapables de travailler; elles peuvent perdre leur revenu, espacer leur participation
à des activités régulières et ne plus vraiment être en mesure de prendre soin d'elles-mêmes et de leurs enfants.
Qui présente des risques?
Les facteurs de risque varient, mais présenter certaines caractéristiques semble accroître la probabilité d'être confronté à la violence. Les facteurs de
risque potentiels peuvent être regroupés à différents niveaux:
Liste de 4 éléments.
• Individu: les caractéristiques personnelles qui augmentent le risque de violences sont les suivantes: jeune âge, mauvaise situation socio-économique,
antécédents de violence ou de toxicomanie et, en cas de violence exercée par un partenaire, choix du partenaire. Le profil du partenaire susceptible d'exercer
une violence à l'égard de la femme est le suivant: alcoolique ou toxicomane, bas niveau d'éducation, attitudes négatives vis-à-vis des femmes, témoin de
violences domestiques contre les femmes ou victime de mauvais traitements dans l'enfance.
• Famille: dans les familles, le risque de violence augmente s'il y a des conflits conjugaux, si l'homme exerce une domination, si l'aspect économique est
une source de stress et si les liens familiaux sont distendus.
• Communauté: au sein des communautés, les femmes ont plus de risque de subir des violences si l'inégalité entre hommes et femmes règne, s'il y a une mauvaise
cohésion communautaire et si les ressources manquent.
• Société: sur un plan plus large, le risque est plus important dans des sociétés où règnent des codes traditionnels sexistes, où les femmes ne jouissent
d'aucune autonomie, où les lois sur le divorce, les droits à la propriété et à l'héritage sont restrictives et où s'est produit un effondrement de l'ordre
social dû à des conflits ou des catastrophes.
fin de liste
Prévention et riposte
D'ultérieures évaluations sont nécessaires pour mesurer l'efficacité des mesures de prévention de la violence. Les interventions dont les résultats sont
prometteurs prévoient d'améliorer l'éducation et les perspectives des femmes et des filles, de les encourager à avoir une meilleure opinion d'elles-mêmes,
de leur apprendre à mieux négocier et de réduire les inégalités homme-femme au sein des communautés.
Mais d'autres mesures donnent aussi des résultats positifs: travailler avec les adolescents pour réduire la violence à l'occasion de sorties; programmes
de soutien pour les enfants ayant été témoins de violences entre partenaires intimes; campagnes d'éducation publique de masse; et travailler avec des hommes
et des garçons pour remettre en cause l'inégalité entre les sexes et la banalisation de la violence, et les inciter à modifier leurs attitudes.
Défendre les victimes, faire en sorte que les personnels de santé prennent la vraie mesure de la violence et de ses répercussions, et mieux informer les
femmes sur les ressources qui sont à leur disposition en cas de violence (assistance juridique, logement et soins aux enfants notamment) peut aider à remédier
aux conséquences de la violence.
Réponse de l'OMS
L'OMS et ses partenaires travaillent ensemble pour réduire la violence à l'encontre les femmes en prenant des initiatives qui contribuent à détecter le
problème, à le chiffrer et à y remédier. Il s'agit notamment des actions suivantes:
Liste de 4 éléments.
• Recueillir des informations sur l'ampleur et le type des violences dans différents environnements. Il s'agit d'une étape clé pour comprendre la magnitude
et la nature du problème au niveau mondial.
• Élaborer des lignes directrices pour les États Membres et les professionnels de la santé afin de prévenir la violence et de renforcer la capacité du secteur
sanitaire de faire face à ce problème.
• Diffuser l'information disponible aux pays et soutenir les efforts nationaux destinés à faire progresser les droits des femmes et à prévenir la violence.
• Collaborer avec les institutions et organisations internationales pour vaincre la violence à l'égard des femmes au niveau mondial.
fin de liste"
http://www.who.int/mediacentre/factsheets/fs239/fr/index.html
Document la notion de genre
"La notion de genre, un outil conceptuel indispensable
Et une approche stratégique et politique pour plus de justice sociale
Vanessa GAUTHIER
01 / 2008
Le « genre » c’est quoi ?
Les différences entre les hommes et les femmes sont de deux ordres :
biologiques (par exemple le système reproductif)
sociales (par exemple les rôles assignés au sein de la famille : la femme en charge des tâches domestiques, l’homme comme soutien financier de la famille et représentant de l’autorité)
La notion de « sexe » renvoie aux caractéristiques purement biologiques qui différentient hommes et femmes. Par opposition à « sexe », la notion de « genre » renvoie aux différences sociales entre hommes et femmes.
L’articulation entre les différences sociales et biologiques est souvent très complexe. Nombreuses sont les personnes qui attribuent à des éléments sociaux une dimension « naturelle ». L’inverse est aussi vrai.
Autrement dit, le genre révèle la construction « sociale, historique, sociologique et culturelle de ce qu’est (ou devrait être) une femme ou un homme, le féminin ou le masculin » (Borghino, 2003).
Le « genre » recouvre « cet ensemble de règles implicites et explicites régissant les relations femmes/hommes et leur attribuant des travaux, des valeurs, des responsabilités et des obligations distinctes. Ces règles s’appliquent à trois niveaux : le substrat culturel (normes et valeurs de la société), les institutions (famille, système éducatif et de l’emploi… etc.) et les processus de socialisation, notamment au sein de la famille ».(cf. 100 mots pour l’égalité - Publication de la Commission Européenne – 1998, cité dans Béatrice Borghino, Genre et sexe, quelques éclaircissements : www.genreenaction.net/spip.php?article3705)
« Genre ≠ sexe biologique
Genre = construction sociale acquise des identités de sexe
Genre ≠ femmes
Genre = interaction sociale entre hommes et femmes »
Extrait de la présentation de Genre en action pour la Journée « Genre et solidarité internationale » 12 décembre 2006
Une notion aux contours parfois incertains
Le concept de « genre » est à l’origine anglophone, il vient du mot « gender », mais, exporté en France dès les années 1980, il a aussi été conceptualisé par des féministes et sociologues françaises.
En France, on a longtemps parlé de « catégorie de sexe », de « rapport social de sexe », ou encore de « rôles sexuels ». Le terme «genre» s’est petit à petit fait sa place et est aujourd’hui intégré dans la recherche française. Cependant, il reste encore mal accepté par un certain nombre d’acteurs et d’institutions francophones, notamment dans le milieu de la solidarité internationale.
Au-delà de cette tension entre les différentes terminologies existantes, on remarque que le genre est une notion fluctuante, difficile à délimiter, qui évolue dans le temps et l’espace.
Les représentations du « masculin » et du « féminin » peuvent en effet être différentes :
entre les sociétés,
au sein d’une même société,
d’un individu à l’autre,
chez un même individu (qui a des représentations mouvantes au cours de sa vie)
Un outil pour l’action
Malgré sa complexité, due notamment à sa dimension fluctuante, la notion de genre est un outil conceptuel indispensable pour penser et analyser une société donnée car les rapports hommes femmes y sont souvent déterminants. Elle s’ajoute à toute analyse en termes de classe sociale, origine ethnique, âge, etc.
En somme, le genre est un concept qui permet de compléter l’analyse des différents rapports sociaux de pouvoir, un outil qui oblige à prendre en compte les rapports sociaux de sexe et à adapter les projets et les programmes à une réalité objective, mais aussi une dynamique qui permet d’agir sur les rapports sociaux de genre et de réduire les inégalités qui les caractérisent.
Quelques références
Dictionnaire du féminisme, PUF, 2000.
Béatrice Borghino, Genre et sexe, quelques éclaircissements : www.genreenaction.net/spip.php?article3705
Haut Conseil de la Coopération Internationale, Intégrer le genre dans les actions de coopération et de solidarité internationale, 2006.
Site de Genre en action www.genreenaction.net
Déclaration de la conférence des femmes de la francophonie, Luxembourg, 2000. www.francophonie.org/doc/ txt-reference/decl_luxembourg_2000.pdf
L’égalité au travail : relever les défis, Rapport global en vertu du suivi de la Déclaration de l’OIT relative aux principes et les droits fondamentaux au travail, Conférence internationale du Travail, 96e session 2007, Bureau international du Travail, Genève. Ce rapport peut être consulté en ligne (www.ilo.org/declaration) ou téléchargé."
http://base.d-p-h.info/fr/fiches/dph/fiche-dph-7250.html
Et une approche stratégique et politique pour plus de justice sociale
Vanessa GAUTHIER
01 / 2008
Le « genre » c’est quoi ?
Les différences entre les hommes et les femmes sont de deux ordres :
biologiques (par exemple le système reproductif)
sociales (par exemple les rôles assignés au sein de la famille : la femme en charge des tâches domestiques, l’homme comme soutien financier de la famille et représentant de l’autorité)
La notion de « sexe » renvoie aux caractéristiques purement biologiques qui différentient hommes et femmes. Par opposition à « sexe », la notion de « genre » renvoie aux différences sociales entre hommes et femmes.
L’articulation entre les différences sociales et biologiques est souvent très complexe. Nombreuses sont les personnes qui attribuent à des éléments sociaux une dimension « naturelle ». L’inverse est aussi vrai.
Autrement dit, le genre révèle la construction « sociale, historique, sociologique et culturelle de ce qu’est (ou devrait être) une femme ou un homme, le féminin ou le masculin » (Borghino, 2003).
Le « genre » recouvre « cet ensemble de règles implicites et explicites régissant les relations femmes/hommes et leur attribuant des travaux, des valeurs, des responsabilités et des obligations distinctes. Ces règles s’appliquent à trois niveaux : le substrat culturel (normes et valeurs de la société), les institutions (famille, système éducatif et de l’emploi… etc.) et les processus de socialisation, notamment au sein de la famille ».(cf. 100 mots pour l’égalité - Publication de la Commission Européenne – 1998, cité dans Béatrice Borghino, Genre et sexe, quelques éclaircissements : www.genreenaction.net/spip.php?article3705)
« Genre ≠ sexe biologique
Genre = construction sociale acquise des identités de sexe
Genre ≠ femmes
Genre = interaction sociale entre hommes et femmes »
Extrait de la présentation de Genre en action pour la Journée « Genre et solidarité internationale » 12 décembre 2006
Une notion aux contours parfois incertains
Le concept de « genre » est à l’origine anglophone, il vient du mot « gender », mais, exporté en France dès les années 1980, il a aussi été conceptualisé par des féministes et sociologues françaises.
En France, on a longtemps parlé de « catégorie de sexe », de « rapport social de sexe », ou encore de « rôles sexuels ». Le terme «genre» s’est petit à petit fait sa place et est aujourd’hui intégré dans la recherche française. Cependant, il reste encore mal accepté par un certain nombre d’acteurs et d’institutions francophones, notamment dans le milieu de la solidarité internationale.
Au-delà de cette tension entre les différentes terminologies existantes, on remarque que le genre est une notion fluctuante, difficile à délimiter, qui évolue dans le temps et l’espace.
Les représentations du « masculin » et du « féminin » peuvent en effet être différentes :
entre les sociétés,
au sein d’une même société,
d’un individu à l’autre,
chez un même individu (qui a des représentations mouvantes au cours de sa vie)
Un outil pour l’action
Malgré sa complexité, due notamment à sa dimension fluctuante, la notion de genre est un outil conceptuel indispensable pour penser et analyser une société donnée car les rapports hommes femmes y sont souvent déterminants. Elle s’ajoute à toute analyse en termes de classe sociale, origine ethnique, âge, etc.
En somme, le genre est un concept qui permet de compléter l’analyse des différents rapports sociaux de pouvoir, un outil qui oblige à prendre en compte les rapports sociaux de sexe et à adapter les projets et les programmes à une réalité objective, mais aussi une dynamique qui permet d’agir sur les rapports sociaux de genre et de réduire les inégalités qui les caractérisent.
Quelques références
Dictionnaire du féminisme, PUF, 2000.
Béatrice Borghino, Genre et sexe, quelques éclaircissements : www.genreenaction.net/spip.php?article3705
Haut Conseil de la Coopération Internationale, Intégrer le genre dans les actions de coopération et de solidarité internationale, 2006.
Site de Genre en action www.genreenaction.net
Déclaration de la conférence des femmes de la francophonie, Luxembourg, 2000. www.francophonie.org/doc/ txt-reference/decl_luxembourg_2000.pdf
L’égalité au travail : relever les défis, Rapport global en vertu du suivi de la Déclaration de l’OIT relative aux principes et les droits fondamentaux au travail, Conférence internationale du Travail, 96e session 2007, Bureau international du Travail, Genève. Ce rapport peut être consulté en ligne (www.ilo.org/declaration) ou téléchargé."
http://base.d-p-h.info/fr/fiches/dph/fiche-dph-7250.html
Legislation and women rights / Législation et droits des femmes
"L'idée que les femmes ont les mêmes droits que les hommes est toute récente. Auparavant, comme pour toute discrimination, on s'appuyait sur leurs différences, de nature, de fonction, pour justifier le fait qu'elles étaient privées d'un certain nombre de droits. De plus, on les a le plus souvent considérées comme inférieures, incapables de réflexion, de logique, de maturité. Éternelles mineures, elles devaient se cantonner aux charges du foyer. Sauf lorsqu'elles étaient pauvres : on les exploitait alors autant et même plus que les hommes...
Aujourd'hui, si dans les textes, les femmes ont les mêmes droits que les hommes, dans la réalité bien des inégalités subsistent : elles occupent encore majoritairement les emplois subalternes, donc moins bien payés; elles sont, plus que les hommes, victimes du chômage et de la précarité; et elles sont, encore aujourd'hui, souvent systématiquement écartées du pouvoir, dans les partis politiques, au Parlement, au gouvernement..."
Dates importantes dans l'histoire des droits des femmes en France (jusqu'à l'an 2000) : voir site http://trinitysblog.canalblog.com/archives/2009/03/08/12873663.html
Dates importantes dans l'histoire des droits des femmes en France (jusqu'à l'an 2000) : voir site http://trinitysblog.canalblog.com/archives/2009/03/08/12873663.html
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