mardi 27 juillet 2010

Efkaristo, Choukrane, Techekuler, Thank you, Gracias, Merci

Hi everyone,

By this message, the AMSEd would like to thank everyone of you for his/her participation and his/her implication in the exchange who took place between the 12th and the 25th of July. We hope that this moment was pleasant for you. It was a great pleasure for us to discuss concerning the gender Concept, to try to find solutions concerning problems met in each countries and also great to show you different neighbourhoods of Strasbourg. We also hope that you still continu to participate on this blog bringing new ideas, documents etc... in order to keep in touch.

See you soon and we thank you one more time for you implication during this exchange.


Salut tout le monde,

Par ce message, l'AMSED voudrait remercier chacun d'entre vous pour sa participation et pour son implication dans l'échange qui a eu lieu du 12 au 25 juillet. Nous espérons que le moment passé ici avec nous fut agréable. Ce fut un plaisir pour nous de discuter à propos du Concept de Genre d'essayer de trouver des solutions aux problèmes rencontrés dans chaque pays et aussi d'avoir pu vous montrer différents quartiers de Strasbourg. Nous espérons également que vous continuerez à participer à la vie du blog en y apportant de nouvelles idées, des documents etc... afin de rester en contact.
A bientôt et encore une fois, nous vous remercions pour votre implication durant cet échange.

mercredi 14 juillet 2010

L'égalité entre les filles et les garçons

"Égalité des filles et des garçons - Ministère de l'Education nationale

Égalité des filles et des garçons
L'égalité des filles et des garçons constitue pour l'Éducation nationale une obligation légale et une mission fondamentale. Réalisée dans les faits depuis que les écoles et les établissements sont devenus mixtes dans les années 70, la mixité scolaire ne recouvre pas pour autant une situation d'égalité entre les filles et les garçons. Trop de disparités subsistent dans les parcours scolaires des filles et des garçons. L'éducation à l'égalité est une condition nécessaire à l'évolution des mentalités. Les écoles, les collèges, les lycées peuvent devenir les lieux d'un vrai apprentissage de l'égalité entre les filles et les garçons.

Le cadre législatif
Une situation contrastée
Un objectif ambitieux : plus de filles en filières scientifiques et techniques
L'outil : une convention entre 8 ministères
L'éducation à l'égalité à l'école
Le cadre législatif
"Les écoles, les collèges, les lycées (...) contribuent à favoriser la mixité et l'égalité entre les hommes et les femmes, notamment en matière d'orientation. Ils assurent une formation à la connaissance et au respect des droits de la personne ainsi qu'à la compréhension des situations concrètes qui y portent atteinte". Cet article 121-1 du code de l'éducation reprend l'article 5 de la loi d'orientation et de programme pour l'avenir de l'École du 23 avril 2005.
Une situation contrastée
Les filles réussissent mieux que les garçons
Dès l'école primaire, les filles obtiennent de meilleurs résultats scolaires que les garçons et elles redoublent moins. Elles ont de meilleures évaluations en C.E.2 en français et sont à égalité avec les garçons en mathématiques.
Le taux de réussite des filles au brevet des collèges et au baccalauréat est plus élevé.
...mais elles n'ont pas les mêmes parcours scolaires
Quelles que soient leur appartenance sociale ou leur réussite scolaire, les filles optent moins que les garçons pour une première scientifique. Elles s'engagent très rarement dans les sections industrielles.
Moins soucieuses que les garçons des débouchés professionnels, elles hésitent encore à s'engager dans les filières sélectives : un quart de filles seulement en classes préparatoires aux grandes écoles scientifiques. Malgré leurs bonnes performances scolaires, les filles ne diversifient pas assez leur choix d'orientation : dans l'enseignement professionnel, 64 % d'entre elles se regroupent dans les quatre spécialités de services (secrétariat, comptabilité, commerce, sanitaire et social) quand les garçons font des choix plus variés.
Ce constat met en évidence la persistance des préjugés et des stéréotypes dans la société et sans doute aussi dans l'école. L'insertion professionnelle des filles pâtit ensuite de l'étroitesse de ces choix de départ.
Filles et garçons intériorisent encore les stéréotypes
Malgré quelques signes d'évolution favorable, filles et garçons continuent à se conformer d'abord dans leur orientation, puis dans leur choix de métier, à ce qui est reconnu comme leur domaine respectif de compétence dans les schémas socio-professionnels : 79 % de filles en filière littéraire, 93 % dans la série médico-sociale que les garçons délaissent. Dans le domaine de la production, les filières sont quasi exclusivement masculines.
À niveau égal dans les disciplines scientifiques, les filles ne s'engagent pas autant que les garçons dans cette voie porteuse d'emplois. Quand ils se jugent très bons en mathématiques, 8 garçons sur 10 vont en S. Quand elles se jugent très bonnes en mathématiques, 6 filles sur 10 vont en S.
Un objectif ambitieux : plus de filles en filières scientifiques et techniques
La persistance de cette prévention des filles à l'égard des sciences et techniques est constatée en France comme dans la plupart des pays européens. Elle les détourne de branches professionnelles porteuses d'emploi. La société est privée de ressources indispensables à son développement.
Pour fixer clairement la nécessité d'une modification des comportements, l'un des indicateurs de performance retenu dans le cadre de la LOLF fixe à l'enseignement scolaire un objectif ambitieux : la proportion de jeunes filles dans les classes terminales séries scientifiques générales et technologiques doit augmenter de 20 % avant 2010. A cette échéance, la proportion de filles dans ces classes doit atteindre 44,6 %. Quand on sait que la progression enregistrée pour cet indicateur 90 a été de 2,6 % entre 1997 et 2003, l 'objectif ainsi fixé suppose que soit menée une politique très volontariste.
L'outil : une convention entre 8 ministères
Une convention interministérielle pour la promotion de l'égalité des chances entre les filles et les garçons, les femmes et les hommes dans le système éducatif est signée pour la période 2006-2011.
Elle réaffirme la nécessité de développer une approche globale dans l'ensemble de la démarche éducative, notamment dans le cadre de l'orientation et de l'éducation à l'égalité des sexes, en associant les efforts de huit ministères : Éducation nationale, Emploi, Justice, Transports, Agriculture, Culture, Cohésion sociale, Enseignement supérieur. Elle s'inscrit à la suite de la précédente convention qui, entre 2000 et 2006, a fédéré les initiatives de plusieurs ministères et prend en compte les avancées de la Charte de l'égalité entre les femmes et les hommes élaborée en 2004 par le ministère des Affaires sociales, du travail et de la solidarité.
L'éducation à l'égalité à l'école
C'est à l'école, et dès le plus jeune âge, que s'apprend l'égalité entre les sexes. L'apprentissage de l'égalité entre les garçons et les filles est une condition nécessaire pour que, progressivement, les stéréotypes s'estompent et d'autres modèles de comportement se construisent. Basée sur le respect de l'autre sexe, cette éducation à l'égalité, partie intégrante de l'éducation civique, implique notamment la prévention des comportements et violences sexistes.
Dans le cadre des Comités d'éducation à la santé et à la citoyenneté (C.E.S.C.), les établissements sont invités à développer toutes les actions de sensibilisation et de formation qui peuvent apprendre le respect de l'autre, au premier rang desquelles l'éducation à la sexualité. Le socle commun des connaissances et des compétences institué par le décret du 11 juillet 2006 identifie précisément le respect de l'autre sexe et le refus des stéréotypes parmi les compétences sociales et civiques que tout élève doit acquérir et développer au cours de sa scolarité obligatoire. Les établissements sont incités à inscrire cette préoccupation dans leur règlement intérieur.Socle commun des connaissances et des compétences

Mise à jour : juillet 2010"


http://www.education.gouv.fr/cid4006/egalite-des-filles-et-des-garcons.html

Les manuels scolaires évoluent...

"Les manuels scolaires évoluent, mais les stéréotypes demeurent
119 commentaires
Publié le 6 novembre 2008.
Des élèves du collège Robert-Desnos, le 17 septembre 2007 à Orly. Joel Saget AFP/Archives
EDUCATION – La Halde pointe du doigt les stéréotypes dans les manuels scolaires, les éditeurs répondent…
Un patron et une secrétaire. Un médecin et une infirmière. Un grand homme et une «fille de». Les stéréotypes ont la vie dure, y compris dans les manuels scolaires qui ont pourtant «fortement evolués depuis une quizaine d'années», explique Sylvie Marcé, PDG des éditions Belin.Menée à partir d’entretiens avec enseignants et élèves et d’analyses de livres, une étude commandée par la Halde (Haute autorité de lutte contre les discriminations et pour l’égalité) et publiée ce jeudi épingle la persistance des clichés dans les manuels scolaires qui encouragent les discriminations. Des «icônes» ou des «femmes de»Selon cette étude, les femmes sont les principales victimes de représentations dévalorisantes: dans ceux d’Histoire et de géographie, elles sont plus souvent décrites comme «icônes» ou «femmes de» que comme actrices des événements. En situation professionnelle, elles sont trois fois sur quatre cantonnées aux métiers dits «féminins» (sage-femme, documentaliste, gynécologue). Un constat que ne partage pas Sylvie Marcé, également présidente du groupe des éditeurs scolaires. «Dans toutes les situations où on peut mettre des femmes, on le fait», explique-t-elle. «Dès que nous le pouvons, nous allons chercher des images de femmes députées ou maires. Les maisons d'éditions sont sensibilisées à ce sujet depuis longtemps», ajoute-t-elle. Les femmes surreprésentéesCar les éditeurs «ne peuvent pas idéaliser la société», se défend Syvie Marcé. «Actuellement, nous sommes plutôt dans une surreprésentation des femmes», ajoute-t-elle.Mais ce ne sont pas les seuls problèmes détectés par la Halde. Les personnes d’origine étrangère sont le plus souvent représentées dans des situations de pauvreté. Les personnes âgées sont liées à la maladie ou la dépendance. Les manuels font également l’impasse sur les questions liées au handicap ou à l’orientation sexuelle. «De vraies questions», pour Sylvie Marcé. «Nous sommes réceptifs à ces recommandations. Mais pour traiter des questions comme l'orientation sexuelle, il faut les faire rentrer dans les programmes», explique-t-elle avant d'ajouter: «Et c'est la responsabilié du ministère».Etendre l’enseignement contre les discriminationsCertaines des recommandations de ce rapport, s'adressent d'ailleurs plus aux autorités qu'aux éditeurs. Il propose notamment l'extension de l'enseignement de la prévention contre les discriminations, actuellement limité aux classes de 5e, à toutes les classes du secondaire.«Si on ne partage pas le constat, on partage les recommandations du rapport», explique Sylvie Marcé. «Des rapports comme ceux-là, c'est très sain», ajoute-t-elle. «Mais il faut faire attention qu'ils ne véhiculent pas des stérétotypes encore plus violents que ceux qu'ils dénoncent.»
A.L. (avec agence)"


www.20minutes.fr

Article de la Commission Européenne

"Commission européenne - Éducation Et Formation - Actualités - Les stéréotypes traditionnels restent l'obstacle majeur à l'égalité hommes-femmes dans l'éducation

Les stéréotypes traditionnels restent l'obstacle majeur à l'égalité hommes-femmes dans l'éducation
La Commission européenne a présenté aujourd'hui une nouvelle étude sur la manière dont les pays européens abordent les inégalités entre les hommes et les femmes dans l'éducation. Il en ressort que des différences liées au sexe persistent tant dans le choix des études que dans le niveau d’instruction atteint.
La commissaire européenne chargée de l'éducation, Mme Androulla Vassiliou, a déclaré: "La relation entre les spécificités de genre et le niveau d’instruction s'est sensiblement modifiée au cours des 50 dernières années et les différences liées au sexe revêtent aujourd'hui des formes plus complexes. Le personnel scolaire est très majoritairement féminin, mais les systèmes éducatifs sont dirigés par des hommes. La plupart des diplômés sont des filles et les abandons scolaires sont plus nombreux chez les garçons. Nos politiques en matière d'égalité hommes-femmes doivent tenir compte de ces réalités."L'étude de la Commission s’appuie sur les travaux du réseau Eurydice, qui recueille et analyse des données concernant les systèmes éducatifs. Elle porte sur 29 pays (tous les États membres de l'UE à l'exception de la Bulgarie, ainsi que l'Islande, le Liechtenstein et la Norvège).Principales conclusions de l'étude:
L'obstacle majeur: les rôles et stéréotypes féminins et masculins
Hormis quelques exceptions, tous les pays d’Europe appliquent ou prévoient d'appliquer une politique égalitaire entre les hommes et les femmes dans le domaine de l'éducation. L'objectif premier est de battre en brèche les stéréotypes et le partage traditionnel des rôles masculins et féminins, mais il s'agit aussi de renforcer la représentation des femmes dans les instances de décision, de contrecarrer les schémas classiques concernant le niveau d’instruction atteint par les garçons et les filles, ou encore de lutter contre le harcèlement lié au sexe en milieu scolaire. Les États prennent peu d’initiatives pour informer les parents sur les questions d'égalité entre les sexes et les associer plus étroitement à la promotion de l'égalité hommes-femmes dans l'éducation.
Les filles au centre d'une orientation professionnelle spécifique en fonction du sexe
Beaucoup de jeunes, hommes ou femmes, qui suivent un enseignement professionnel ou un enseignement secondaire général choisissent encore des filières correspondant aux rôles masculins et féminins traditionnels. Pour remédier à cette situation, il faut que l’orientation professionnelle soit plus efficace et que les conseillers d'orientation prennent davantage conscience des différences liées au sexe, afin d’être mieux à même de faire abstraction des stéréotypes.Une orientation professionnelle tenant compte des spécificités de chaque sexe n'est pratiquée aujourd'hui que dans la moitié des pays européens. Plus souvent axée sur les filles que sur les garçons, elle vise généralement à inciter les premières à s'engager dans les filières des technologies et des sciences naturelles. Des initiatives et projets intéressants sont menés à titre individuel, mais les stratégies nationales globales de lutte contre les stéréotypes liés au sexe dans le choix des filières font défaut, de même que les initiatives ciblées sur les garçons.
Les politiques relatives à l'enseignement supérieur visent essentiellement à augmenter le nombre de femmes dans les filières mathématiques, scientifiques et techniques
Dans la quasi-totalité des pays, la population d'étudiants et de diplômés est essentiellement constituée de femmes, lesquelles sont majoritaires dans les domaines de l'éducation, de la santé et du bien-être, des sciences humaines et des arts. Les hommes, quant à eux, ont pour secteurs de prédilection l'ingénierie, l'industrie de transformation et la construction.Deux tiers environ des pays mènent des politiques en faveur de l'égalité entre les sexes dans l’enseignement supérieur. Toutefois, ces politiques et ces projets sont pratiquement tous axés uniquement sur les femmes.Par ailleurs, la proportion de femmes dans le personnel enseignant des établissements d’enseignement supérieur diminue à mesure que l’on gravit les échelons de la carrière académique. Pourtant, un tiers seulement des pays ont mis en place des politiques concrètes pour résoudre ce problème."

http://ec.europa.eu/education/news/news2364_fr.htm

Coucou et nouveaux documents, cuckoo, and new documents

Bonsoir tout le monde,

Je viens ici car j'ai effectuer des recherches complémentaires concernant l'atelier "l'education comme levier" et je tenais à vous les faire partager. L'un d'entre eux est hélas quelque peu identique à l'un publié il ya quelques jours puisqu'il s'agit également du thème de l'égalité entre les filles et les garçons dans l'éducation scolaire. C'est article vient du Minister de l'Education. Vous trouverez également un document publié le mois dernier par la Commission Européenne qui parle des règles à appliquer et des pays qui sont pointés du doigt pour les discriminations où figure bien sûr la France. Vous trouverez également un document extrait du journal 20minutes qui est moins récent puisqu'il date de 2008 mais très pertinent. Il évoque le fait que les manuels scolaires Français accentuent les discriminations.

Continuons notre échange dans la bonne humeur et la convivialité que nous vivons depuis ces trois jours en animant des débats tous aussi intéressant les uns les autres.
Bonne soirée et à demain.

Good evening everyone

I come here because I made other researches for teh Worshop "Educational Rôle-Play" and I want to show it to you. Unfortunately there is one document which also treats about young girls and young boys equality at school and I saw that it was published some days ago by the French Minister of Education. You will also find a document which was published last month by the European Commission concerning new rules which should be instaured and of course discriminations in the countries of the EU included France. And also, you will find a document from the newspaper called the 20minutes. I am sorry because it is from 2008 but it is very interesting because it explains the fact that school' books are still reflecting discriminations in education.
I wish that the exchange is going to continue with this good ambiance and good mood that we have since three days.

See you tomorrow.

Lucy

vendredi 9 juillet 2010

Filles et garçon, sur le chemin de l'égalité ?

Filles et garçons sur le chemin de l’égalité, de l’école à l’enseignement supérieur
Cette brochure, qui présente les parcours scolaires comparés des filles et des garçons en France, a pour ambition de sensibiliser l’ensemble des acteurs de l’orientation, et de donner aux élèves la possibilité d’intégrer pleinement la diversité des choix de cursus dans les éléments à prendre en compte pour leur orientation. Ce manuel peut également contribuer à inspirer toute ONG ou OSI afin de plaider pour un système éducatif plus égalitaire, diversifier les champs professionnels en prenant en compte les spécificités éducatives du pays concerné.
« Les écoles, les collèges, les lycées et les établissements d’enseignement supérieur sont chargés de transmettre et de faire acquérir connaissances et méthodes de travail. Ils contribuent à favoriser la mixité et l’égalité entre les hommes et les femmes, notamment en matière d’orientation » (article L. 121.1 du code de l’éducation modifié par la loi d’orientation et de programme pour l’avenir de l’école du 23 avril 2005).
Pourtant, les parcours et les expériences scolaires restent souvent sexués. L’orientation des filles et des garçons est trop couramment le reflet de stéréotypes et de préjugés qui restreignent leur parcours. Alors que les filles sont presque à parité avec les garçons en terminales S, seulement 26 % des diplômes d’ingénieurs sont délivrés à des femmes. Et si les filles réussissent mieux que les garçons à l’école et jusqu’au baccalauréat, elles sont moins nombreuses à s’engager dans les filières sélectives de l’enseignement supérieur...
***
Pour en savoir plus, vous pouvez consulter et télécharger Filles et garçons sur le chemin de l’égalité, de l’école à l’enseignement supérieur : http://www.genreenaction.net/IMG/pdf/F_et_G_sur_le_chemin_de_l_egalite_2010_139286.pdf
***

Législations et droits des femmes en Méditerranée

Le code de la famille au Maroc. Perceptions et pratique judiciaire
Une équipe de recherche a réalisé en 2007 une étude en collaboration avec la Fondation Friedrich-Ebert, institution indépendante et reconnue qui défend les idées et les valeurs fondamentales de la social-démocratie. L’étude propose une lecture de l’impact du nouveau code de la famille marocain, la Moudawana, entré en vigueur en février 2004."La réforme est en marche. Mais comme toute réforme juridique, ce texte ne vaut que par son appropriation par la société et par les instances judiciaires et par son application dont le respect incombe essentiellement au corps des magistrats. Ce sont ces terrains d’investigation que cette recherche a tenté d’explorer."
Préface :
L’ouvrage Féminin Masculin, qui a fait le bilan de l’évolution de l’égalité de 1993 à 2003, avait conclu que la promulgation d’un nouveau code de la famille figure parmi les acquis majeurs des dernières années. C’est précisément une lecture de l’impact du nouveau code de la famille, entré en vigueur en février 2004, que l’étude réalisée aujourd’hui propose.
La réforme est en marche. Mais comme toute réforme juridique, ce texte ne vaut que par son appropriation par la société et par les instances judiciaires et par son application dont le respect incombe essentiellement au corps des magistrats. Ce sont ces terrains d’investigation que cette recherche a tenté d’explorer.
Certes, les questions qui touchent au nouveau code de la famille sont brûlantes et neuves, et deux ans et demi d’application ne sont pas suffisants pour en faire une évaluation correcte. Comme tout processus de changement, particulièrement quand il s’agit de mentalités, de comportements et de représentations culturelles, des conclusions nettes sont difficiles à dégager.
Malgré ces limites, cette étude a été jugée nécessaire et menée à travers la réalisation d’enquêtes par une équipe de chercheurs de profils différents, tous et toutes animés-es par la conviction qu’il faut accompagner les changements sociaux favorables à l’égalité hommesfemmes et offrir au grand public, aux chercheurs, aux praticiens et aux principaux intervenants du droit de la famille quelques éléments objectifs de connaissance et de compréhension. Cet ouvrage en présente les résultats.
Les réflexions présentées sur cinq chapitres proposent un mode de lecture transversale reliant les représentations de la nouvelle réalité par les citoyens ordinaires, les justiciables et les juges aux pratiques juridiques issues des nouvelles règles, à travers l’observation des audiences et l’examen des jugements.
Conformément à ses objectifs et grâce à la rigueur scientifique de l’observation, à la diversité des angles d’attaque et à la comparaison des différents champs d’analyse, l’étude a permis de noter les avancées dans les mentalités et dans l’exécution des règles appliquées, et de donner quelques indications sur les résistances. Elle a ainsi ouvert la voie à de nouvelles interrogations qui peuvent contribuer à faire avancer la question de l’égalité de genre.
Wafa Moussa Responsable de Programmes Fondation Friedrich Ebert.
Table des matières :
Introduction.
Chapitre I. Changement social et perceptions du nouveau code de la famille.
Chapitre II. Les justiciables dans le circuit judiciaire relatif au contentieux de la famille.
Chapitre III. Disposition culturelle/axiologique du juge et interprétation du nouveau code de la famille.
Chapitre IV. Du déroulement des audiences à la Section de la Justice de la famille près les tribunaux de première instance de Rabat.
Chapitre V. Analyse de la jurisprudence.
Synthèse générale.
***
Pour en savoir plus, vous pouvez consulter et télécharger Le code de la famille. Perceptions et pratique judiciaire : http://www.genreenaction.net/IMG/pdf/Code_de_la_famille.pdf

les femmes et la violence dans les sociétes européennes et méditerranéennes

Quinze ans après : causes et conséquences des violences faites aux femmes
La Rapporteure spéciale des Nations unies pour les violences faites aux femmes, Yakin Ertürk, publie un rapport portant sur les violences faites aux femmes depuis 1994, date du début du mandat de la chargée onusienne. Grâce à son expérience, elle a établi trois types de violences faites aux femmes : la violence intrafamiliale, la violence dans la communauté, la violence perpétrée ou tolérée par l’Etat. A cette liste s’ajoute la violence transnationale, produit de la mondialisation.

Violences domestiques, trafics humains et migrations, conflits armés, droits reproductifs et VIH/SIDA sont les sept domaines que la Rapporteure spéciale analyse dans son bilan afin de mettre en exergue les avancées et les reculs opérés depuis quinze ans en la matière. Dans son rapport (téléchargeable en bas de page en anglais uniquement), Yakin Ertürk en appelle à la responsabilité des Etats et des acteurs privés, en période de crise et de conflits notamment, pour respecter le droit des femmes qui sont les personnes civiles les plus affectées. De plus, elle demande une attention particulière des organisations de la société civile qui ont permis depuis quinze années de porter la voix des femmes et de les défendre.
Par ailleurs, elle dénonce le manque de données, d’indicateurs et de statistiques désagrégées par sexe qui permettraient de rendre davantage compte des inégalités entre les femmes et les hommes. Ces informations sont essentielles pour introduire des réformes et mettre en œuvre des actions en faveur des femmes pour garantir l’égalité de genre, sans laquelle un développement durable est impossible.
En outre, pour la mandataire onusienne, pour éradiquer la violence faite aux femmes il faut s’attaquer aux causes de ce problème. Qu’elles soient d’origine politique, sociale, économique, religieuse ou culturelle, il faut que les Etats prennent des dispositions législatives notamment par le renforcement de la pénalisation de cette violence. Dans ce sens il faut une plus grande communication interétatique autour de la jurisprudence existante en la matière. De plus, selon elle, il faut démystifier les discours culturels qui justifie les résistances contre les droits femmes par rejet des valeurs universelles des droits de l’homme. Lutter contre ces résistances est un des plus gros défis à relever car il touche l’organisation même de la plupart des sociétés, à savoir le système patriarcal.
Tout au long de sa mission, la Rapporteure spéciale a réalisé quatorze rapports annuels, publié trente-deux bilans de missions dans lesquels elle tire des recommandations appropriées et a effectué plusieurs recherches ciblées.


REPOT in ENGLISH : http://www.genreenaction.net/IMG/pdf/15YearReviewofVAWMandate.pdf

L'éducation comme levier de l'égalité entre les hommes et les femmes

Il s'agit d'un guide méthodologique élaboré par l'UNESCO, pour savoir "comment promouvoir l'égalité entre les sexes par les manuels scolaires? ".

http://unesdoc.unesco.org/images/0015/001588/158897f.pdf

lundi 5 juillet 2010

From Wijdane

Hello everybody;
i'm wijdane from MOROCCO, i'm 20 years old, member of the young group of ADFM CASA.I'm also participating in the soon exchange in Strasbourg. We are looking forward to meet you to share our cultures, i guess that it would be very interesting . Strongly on Monday to meet Everyone.

De la part de Wijdane; From Wijdane

Salut tout le monde;
c'est Wijdane du MAROC ,âgée de 20 ans & membre du groupe jeune de l'ADFM de
CASA.Je serais aussi une participante à l'échange bientôt à Strasbourg ; on est
toutes impatientes de vous rencontrer afin de partager nos cultures, j'immagine
déja que ce serait très interessant . Vivement lundi pour vous rencontrer toutes
et tous .

Hello everybody;
i'm Wijdane from MOROCCO, i'm 20 years old, member of the young group of ADFM CASA . I'm also participanting in the soon exchange soon in Strasbourg. We are looking forward to meet you to share our cultures, I guess that it would be very interesting. Strongly on Monday to meet everyone .

samedi 3 juillet 2010

hi everybody ,
i'm basma from morocco, you guys did a great job in this blog, articles are interesting, i'll be glad to meet all of you in less than 10 days. see you :)
Hey there, i'm Hajar from morocco, i'm longing to be among you during the youth exchange in strasbourg.

mercredi 16 juin 2010

Salut à tous d'Istanbul

Je m'appelle Aylin BUDAK et
je suis aussi une étudiante des Relations Internationales à l'université de Galatasaray qui est ma deuxième université et où je danse dans le club de danse folklorique turque comme les autres filles turques. D'abord j'ai étudié sur l'Union Européen, c'est pour ça que je suis vraiment très heureuse pour ma participation de ce projet. En ce moment, je travaille chez Amnesty étant bénévole grace à mon intérêt pour les droits de l'homme consernants les droits des femmes. Je voudrais encore aussi à travailler sur des projets de régénération urbaine, en particulier sur les réfugiés et ses avenirs, en faisant des travaux universitaires et locaux. Je vais continuer à partager mes idées sur cet outil blog comme Songul a précisé.

A bientôt
Salut à tous d'Istanbul

Je m'appelle Aylin BUDAK et
je suis aussi une étudiante des Relations Internationales à l'université de Galatasaray qui est ma deuxième université et où je danse dans le club de danse folklorique turque comme les autres filles turques. D'abord j'ai étudié sur l'Union Européen, c'est pour ça que je suis vraiment très heureuse pour ma participation de ce projet. En ce moment, je travaille chez Amnesty étant bénévole grace à mon intérêt pour les droits de l'homme consernants les droits des femmes. Je voudrais encore aussi à travailler sur des projets de régénération urbaine, en particulier sur les réfugiés et ses avenirs, en faisant des travaux universitaires et locaux. Je vais continuer à partager mes idées sur cet outil blog comme Songul a précisé.

A bientôt

mardi 15 juin 2010

Bonjour à tous!
Je me joins à vous sur ce blog et en profite pour me présenter. Je m'apelle Céline, j'ai 30 ans et je vis à Strasbourg depuis 7 ans. Je suis le leader du groupe français et je me réjouis de notre rencontre sur le thème de l'égalité des genres/l'égalité des sexes.
En tant que femme j'ai pu observer que les efforts pour tendre à l'égalité homme/femme sont loin d'être suffisants et qu'il reste beaucoup de chemin à parcourir! De par mon parcours professionnel mon constat plus amer...Ayant travaillé dans des quartiers sensibles, il est indéniable que les femmes y vivant sont plus exposées aux discriminations, violences...
Il y a la question du "comment faire" pour tenter de résoudre ce "déséquillibre" entre les sexes mais aussi celle du "pourquoi". Ce sont des questions complexes, intéressantes et importantes pour l'évolution des sociétés.
Merci d'apporter vos éléments de recherche, ils ont enrichi ma propre réflexion.
Je tâcherai de contribuer moi aussi très bientôt.

lundi 14 juin 2010

Ce que m'on apporté mes recherches

Bonjour,

Comme vous le savez, j'ai posté multiples documents concernant mes recherches fructueuses jusque-là.
Elles se sont avéré intéressantes dans le sens où j'ai pu apprendre certaines choses, réapprendre d'autres choses ou encore confirmer ou infirmer certaines de mes idées;
Concernant le Concept de Genre, il est vrai que c'était quelque chose qui m'est connu que depuis peu et de ce fait je ne connaissais pas ses origines ; je ne fus pas surprise par le fait que c'était un événement qui venait des pays anglosaxons mais fus surprise par le retard qu'un pays comme le nôtre a pris dans ce domaine. La France mère de la DDHC mais pas en avance concernant ces choses-là c'est plutôt un paradoxe...
Au sujet de la violence faite au femme, il est vrai que c'est un sujet qui a toujours été délicat et qui, malgré une plus grande libération et l'évolution des moeurs, le restera toujours. Je ne fus pas surprise que les femmes parlent peu de leurs souffrances mais je reste d'avis à ce que les choses changent que les langues se délient plus facilement, et j'ai l'impression que les campagnes même si elles montrent un certain progrès, ne suffisent pas.
Je crois avoir fait le tour de mon ressenti quant à ces recherches-là.

A bientôt

Présentation plus ludique et réponse a Sangul

Bonjour à tous,
J'ai bien lu le message de Sangul et il est vrai qu'il y a du travail à faire. Je pense cependant qu'il faut y aller doucement, partager et commenter les idées et documents postés sur ce blog afin d'établir un dialogue entre les différents participants afin de ne pas être tout-à-fait perdu lors de notre rencontre réelle en juillet.
Pour ma part, je m'appelle Lucy, j'ai 21 ans passés et suis étudiante en troisième année de Langues etrangères appliquées à l'université de strasbourg, avec Léa. Je suis non-voyante de naissance donc j'utilise un lecteur d'écran qui me dit tout ce que l'ordinateur fait quand j'écris, quand je lis un document etc... C'est grâce à ça que je peux vous écrire. Mais parfois ce n'est pas si simple lorsqu'il s'agit de certains documents ou autre, donc veuillez m'excuser si parfois quelques maladresses apparaissent comme des publications dans les mauvais champs ou autre. Mes hobbies sont la lecture le sport et la musique et les sorties.
Aussi ce qui me plaît c'est de pouvoir partager mes connaissances et apprendre : le fait que plusieurs pays soient représentés ici sera un bon bain de culture puisque chacun d'entre nous apportera son savoir-faire, ses traditions, ses idées et concepts... Je vous souhaite une bonne journée, Lucy

vendredi 11 juin 2010

Bonjour...

Bonjour à toutes et tous. Moi, je m'appele Songul et suis participante et leader de la Turquie.

Tout d’ abord je veux partager mes opinions en quelques phrases sur le projet de l'égalité de genres. Nos objectifs sont d’abord d’aider aux femmes exclues pour qu’ils puissent réaliser leurs actions et qu’ils puissent dépasser les obstacles. Ensuite, il faut vraiment encourager les femmes dans tous les pays afin qu’ils jouent des rôles actifs dans le système qui s’appuie sur les droits de l’homme et sur les principes du droit commun. En plus, on doit supporter la participation des organisations de femmes dans le but d’améliorer la vie participative et active. Et enfin, il faut mieux travailler pour montrer l'égalité des genres au processus de la prise de décision. A la lumière de ces objectifs, qu’est ce qu’on peut faire ? Premièrement, on peut jouer un rôle actif dans les décisions prises en participants aux mécanismes de l'égalité des sexes au niveau national et aussi bien internationales. Au-delà de niveau national, on peut accueillir les organisations du programme de l’UE et les étrangers en préparent des projets internationaux comme ce projet.

Il y a encore beaucoup de choses à dire. On va continuer à partager ce qu’on a appris de ce projet et ce qu’on peut faire pour demain !!! je vous propose d’utiliser plus souvent notre blog (les photos, les caricatures, les documents statistique, les articles en français et en anglais, nos opinions etc). Puis que cela nous permettra de finir notre projet avec un grand succès. Merci pour le moment. A très bientôt !!!

mardi 8 juin 2010

Résumé documents

hello. It's late but after an exam and fought to find the good link to post a message, here we are... So, let me show you some summaries about the documents I posted yesterday. I quote the title of each document in order to help you during the reading...

"« La Notion de Genre »

This text deals with the « Concept Gender » that is to say the idea that men and women have about the classification of the society. This text explains what made the differences between the role of men and women ; for example it is said that taks were shared according to bological and social categories.
According to the author, the Gender Concept is an allocation of rules created to developp our actual society.

In this document, we also discover the origin of the “Gender Concept” the period of its arrival in France and the incertainties provoked in the French society.


“La violence fAites aux femmes”

This document is extratc from an article published by the W.H.O.
In a first time,, it reveals the different violences women are put with and its consequences. We learn that a lot of women do not denounce abuses they had suffered because of their scare and also the luck of consideration.
In a second time, it shows that some efforts are made to try to stop this phenomenon to put men and women at the same place.


· “Le réseau”
·
· This document brings to the reader a quiet good summary of what is the “Gender Concept” from its genesis to nowdays.
· As in the first document, we learn about the origin of the “gender Concept”, the different analysis made by the author about tue evolution brought to the general opinion. According to him, this will allow a new construction of a modern society in which men and women would play the same role. Contrary to the others documents, we have more details about the different investigations made in the past more particularly the details used for it, and a gradutation to what it is nowdays.
· He also insists on the fact that big progresses have been made for women ; access to education is easier than before even if in some countries this does not have the same impact than in europe for example.
· The document underlines the fact that everyone and every society has his own point of view on the matter and that it changes with time. The “Gender Concept” seems to correct the gaps.
·
· To conclude and still according to the author, this concept would bring a new stability in the world.
·
· “Chiffres des violences faites aux femmes”
·
· Here are statistics published by the INSE in 2007 concerning victims of violences. The tables show the evolution according to investigations which took place in the 2000 years.
"

lundi 7 juin 2010

Welcome on Gender Matters' blog Translation in French

Hi, it's Lucy. Here hou're going to read the translation of the message of myriam concering the blog and its activities.

Salut c'est Lucy. Ici vous allez lire la traduction du message posté par Myriam concernant les activités de ce blog.

Voici :

"Bbienvenu sur le blog de Notre échange de Jeunes « Et si on inversait les rôles ? »

L’idée ici est de créer un espace libre pour apprendre, vivre de nouvelles expériences et de partager les différents points de vue sur les questions de genre de chacun des jeunes,venant de France, du Liban, de Grèce, d’algérie, de Turquie, de Suède, du Maroc et de Palestine. Pour la phase de préparation de l’échange des jeunes, nous avons décidé de communiquer et de recueillir des informations intéressantes à ce sujet qu’il nous est possible de collecter depuis notre environnement local et ou national. Chacun d’entre nous postera autant d’articles, que de photos, de vidéos, de liens vers des pages web…
Lors de notre rencontre préparatoire, nous nous sommes mis d’accord sur le fait qu’il serait bien de souligner la diversité avant tout, en utilisant n’importe quelle langue représentée durant l’échange et d’ajouter une description/résumé en anglais…

Merci, efkaristo, choukrane, techekuler, thanks...."

Don't worry, my summaries in English will come

Hi everyone. As you can see, I published some of my researches about what I've done concerning the themes I quote yesterday and all summaries in English will be published probably tomorrow. See you

Statistiques des violences faites aux femmes en France Selon L'INSEE

"Tableau 2
Auteurs de vols ou d'agressions physiques ou verbales commis en dehors du ménage sur des femmes
en %
Auteurs1 Vol avec violence Vol sans violence Agression physique Menaces Injures Viol2
Ex-conjoint 1,7 0,6 27,9 9,9 3,3 22,6
Membre de la famille 1,1 1,3 13,1 4,3 3,2 2,1
Ami 0,0 4,1 1,8 3,8 2,7 16,1
Connaissance du travail ou des études 0,0 5,4 4,6 7,0 4,2 0,0
Autre personne connue personnellement 0,0 2,1 1,8 5,7 5,0 10,5
Autre personne connue seulement de vue 4,8 4,2 10,8 16,4 13,4 18,5
Inconnu 92,4 82,3 40,1 52,9 68,3 30,1
Total 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0
Lecture : lors de la dernière agression physique commise contre une femme en 2005-2006, l'auteur était un ex-conjoint dans 27,9 % des cas, un membre de la famille dans 13,1 %, un inconnu dans 40,1 %.
1. Il s'agit de l'auteur de la dernière agression pour un type d'agression donné durant la période.
2. Les résultats de cette colonne ne concernent que les femmes comprenant le français.
Champ : femmes de 18-59 ans victimes en 2005-2006.
Source : Insee, enquête Cadre de vie et sécurité 2007.
"

Document : les chiffres à propos des violences faites aux femmes

"Les chiffres à propos des violences

Les enquêtes ou les sondages à propos des violences faites aux femmes au travail sont rarissimes, ce qui est une information en soi. Les deux enquêtes les
plus fréquemment citées par les intervenant-e-s sur ce thème sont un sondage Louis Harris datant de 1991 et l’enquête ENVEFF de 2000 .

Le sondage Louis Harris montre une première réalité des violences subies par les femmes :

-
 48 % des femmes affirment qu’elles travaillent dans un climat général sexiste et déplaisant
-
 63 % déclarent avoir fait l’objet de propos et de gestes douteux
-
 60 % ont été victimes d’avances répétées malgré leur refus et 12 % d’avances sont assorties de chantage

Les résultats de l’enquête ENVEFF (2000) sont sujets à caution : c’est pourquoi nous préférons ne pas en citer les résultats. La méthodologie employée minimise
la réalité des violences faites aux femmes au travail. Le premier grief repose sur le panel de l’enquête : femmes de 20 à 59 ans, questions portant sur
les 12 derniers mois, où seules les femmes ayant un travail étaient interrogées. En outre, l’enquête a été réalisée par téléphone, sans savoir si la personne
interrogée était seule. En outre, en voulant être exhaustif dans leurs questions, les auteurs de cette enquête ont crée des amalgames difficilement concevables.
Marie-Victoire Louis relève ainsi que « les questions sur les violences - dont certaines sont répréhensibles pénalement - arrivent en fin de parcours après
une batterie de près de 150 questions qui posent ces femmes comme potentiellement coupables ». Trop contentes de saisir l’opportunité d’une enquête qui
minimise la réalité des violences, les institutions n’ont pas jugé utile d’encourager d’autres enquêtes. En « sous-reconnaissant » la réalité des violences,
cette enquête aura finalement contribué à la faible prise de conscience du problème des violences sexistes et sexuelles faites aux femmes au travail.

L’absence de statistiques est toujours une réalité en 2008, hormis deux enquêtes de l’INSEE et de la DRTEFP, DDTEFP, et AMET

« Cadre de vie et sécurité » réalisée en 2008 par l’INSEE.

L’enquête indique que

-
 pour 2,2% de femmes -âgées de 18 à 59 ans- victimes de viol, celui-ci a été commis dans 4,7% des cas sur le lieu de travail ; En nombre de femmes victimes,
cela correspond à 34 par jour.

-
 pour 40% des femmes qui ont souffert de caresses, baisers et autres gestes déplacées non désirés, ceux-ci ont été commis dans 25% des cas sur le lieu de
travail ; cela correspond à 722 femmes par jour.

Enquête sur les salariées de Seine Saint Denis

Si aucune étude sur tout le territoire français n’a été commandée à des chercheurs-ses ou à un institut spécialisé ces dernières années, une enquête a tout
de même été menée en 2007 à l’échelle d’un département : la Seine-Saint-Denis. Même si elle se borne à un territoire limité, elle est certainement la plus
complète sur le thème des violences sexistes et sexuelles. Elle a été faites à l’initiative de la sous-commission « prévention du harcèlement sexuel au
travail » de la Direction Départementale du Travail Emploi et Formation (DDTEFP) de Seine-Saint-Denis et de l’AMET (Association des médecins du travail).
En Seine-Saint-Denis, 1774 femmes ont répondu à un questionnaire anonyme remis lors de la visite médicale, quelle qu’en soit la nature. Même si ce questionnaire
souffre d’imperfections (il porte sur les violences subies dans les douze derniers mois, alors que les victimes qui ont subi des violences ont souvent
démissionné et n’ont retrouvé un emploi qu’après une période de reconstruction supérieure à un an), les résultats montrent une réalité inquiétante :

-
 45 % des femmes déclarent avoir entendu des blagues sexistes ou sexuelles, dont la moitié de façon répétée
-
 19% ont subi des insultes ou des injures
-
 14% déclarent être confrontées à la présence de pornographie sur leur lieu de travail
-
 13 % ont subi des attitudes insistantes ou gênantes
-
 9 % des avances sexuelles « agressives »
-
 2% ont été coincées pour être embrassées
-
 2,4% ont subi des attouchements à des endroits connotés sexuellement
-
 0,6% ont été violées.

Et un chiffre hélas peu surprenant : 98% des victimes n’ont pas engagé de poursuites judiciaires.

Le guide de l’AVFT énonce les freins les plus fréquents (liés à de fausses représentations) : « C’est votre parole contre la sienne », « Il n’y a pas de
preuves », « vous prenez des risques », « vous allez détruire la vie de votre agresseur », « c’est un problème privé », « on ne vous a pas violée »...

Pour conclure sur l’aspect statistique des violences, nous avons également à notre disposition les statistiques publiées par l’AVFT, à partir des femmes
reçues en entretien dans leurs locaux, des témoignages qui permettent un éclairage qualitatif des violences subies par les femmes :

-
 14 % sont victimes de viol,
-
 56 % d’agressions sexuelles et de harcèlement sexuel,
-
 20 % de harcèlement sexuel,
-
 10 % de discriminations liées au sexe.

Pour le seul harcèlement sexuel, l’AVFT relève que ses manifestations se répartissent entre des manifestations non verbales pour 7,90 % (regards, exhibitionnisme,
pornographie), des manifestations physiques pour 30,10 % (frôlements, attouchements, baisers, agressions physiques) et des manifestations verbales pour
62% (invitations, remarques, questions ou confidences sur la vie sexuelle de la victime ou de l’agresseur, propositions sexuelles, incitation à la prostitution)."


Lien :
http://respectees.cfdtparis.com/Les-chiffres-a-propos-des

Document : Comprendre le concept de genre

"LE RESEAU

COMPRENDRE LE CONCEPT GENRE

Le genre est un concept qui a été imaginé par les féministes afin de rendre compte des relations différenciées et inégalitaires qu’entretiennent les hommes
et les femmes dans nos sociétés. Le féminisme entendu comme un concept, une idéologie ou tout effort/engagement visant à mettre en lumière l’existence
des discriminations dont sont victimes les femmes et à changer cette situation. De ce fait, toutes les personnes (universitaires, chercheur-e-s, militant-e-s)
impliquées dans le traitement des questions touchant aux droits des femmes sont des féministes.

Par Massan d’ALMEIDA

1. Genèse du concept genre

Le genre est un concept d’origine anglo-saxonne connu sous le vocable de « gender » et qui a généré en français plusieurs expressions notamment : relations
de genre, sexospécificité, rapports sociaux de sexe, sexe social, égalité entre les sexes, égalité hommes-femmes, etc. C’est un concept qui est né à l’issue
d’un long processus de l’engagement féministe à lutter contre les situations d’oppression que vivent les femmes. L’intégration du concept genre dans la
pensée et les stratégies de développement a été réalisée selon des étapes bien définies. L’on est parti de l’approche Intégration de la Femme au Développement
(IFD) à l’approche Femme et Développement (FED) avant d’en arriver à l’approche Genre et Développement (GED).

Le concept de l’Intégration de la Femme au Développement (IFD) ciblait la femme, parce que l’on estimait que jusqu’alors, elle était exclue de la sphère
du développement. Il avait pour but de parvenir à un développement plus efficace et plus performant en prônant des projets féminins, des composantes femmes
dans les projets, des projets intégrés et des activités génératrices de revenus. Malheureusement, ce concept n’a pas comblé les attentes, car il ne s’attaquait
pas aux causes fondamentales qui empêchaient les femmes de participer au développement de leurs sociétés. C’est la raison pour laquelle d’autres progrès
ont été réalisés et que la formule « Femme et Développement » (FED) fut élaborée.

L’approche « Femme et Développement » se fonde sur le postulat que les femmes ont toujours fait partie des processus de développement. Elle met l’accent
sur la relation entre les femmes et le processus de développement plutôt que seulement sur les stratégies d’intégration des femmes au développement. Dans
cette approche, la mise en valeur de la contribution des femmes est perçue comme un élément de la modernisation économique et sociale. L’accent est mis
sur les rendements élevés, en termes de bien-être et de capital humain, de l’investissement dans l’éducation et la participation accrue des femmes, compte
tenu notamment du retard accumulé dans ce domaine (1). Théoriquement, elle met l’accent sur l’impact social, mais en pratique et dans la conception et
la mise en œuvre des projets, elle a tendance, comme l’IFD à regrouper les femmes sans analyser suffisamment les différences sexuelles et les divisions
de classe, de race, ou d’ethnie qui toutes ont une influence importante sur le statut social des femmes.

C’est alors que l’approche « Genre et Développement » (GED) est apparue comme une solution de rechange et de correction des insuffisances constatées dans
les autres approches. Selon cette vision, les hommes et les femmes créent et perpétuent la société. Ils déterminent la répartition des tâches, mais les
bénéfices et les souffrances sont mal partagés. Car ils ont des rapports différents les uns avec les autres au sein de la société, malgré une certaine
interdépendance, et évoluent dans des secteurs différents de la communauté. A cause de leurs rôles sociaux, les hommes peuvent selon leur bon plaisir restreindre
ou élargir les options des femmes. Il n’est donc pas surprenant de constater que le développement se répercute de façon différente sur les hommes et sur
les femmes car chaque catégorie exerce une influence différente sur les projets et les ressources. Or si l’on veut faire avancer les intérêts de la communauté,
les deux doivent participer à l’identification des problèmes et des solutions. L’approche GED s’appuie alors sur l’ensemble de l’organisation sociale,
de la vie économique et politique, afin de comprendre la formation des aspects particuliers de la société. Elle s’intéresse, non pas à la femme en soi,
mais, à la construction sociale de genre et à l’attribution des rôles et des responsabilités spécifiques que la société attend des hommes et des femmes.
Le genre n’est donc rien d’autre qu’un construit social. (2) 2. Comprendre le concept genre

Le genre en tant que concept fait référence aux rôles et responsabilités des femmes et des hommes tels qu’ils sont déterminés par la société. Il est lié
à la façon dont nous sommes perçus et censés penser et agir en tant qu’hommes et femmes en fonction de l’organisation de la société et non du fait de nos
différences biologiques. Ces rôles et responsabilités renvoient aux différents travaux effectués par les hommes et les femmes, à leurs besoins pratiques
et stratégiques, à leurs différents niveaux d’accès aux ressources et aux différentes sphères dans lesquelles ils ou elles peuvent prendre des décisions
et exercer un contrôle sur les ressources et les avantages. Ces rôles et responsabilités sont déterminés d’un point de vue social et culturel et peuvent
différer d’une communauté à une autre, d’un pays à un autre. (3)

Le genre peut être défini comme un ensemble de rôles fixés par la société et culturellement variables que les hommes et les femmes jouent dans leur vie
quotidienne. Il fait référence à la relation structurellement inégalitaire entre les hommes et les femmes, telle qu’elle se manifeste au niveau micro (au
sein de la famille) et au niveau macro (par exemple sur le marché du travail). Il prend racine dans les valeurs traditionnelles observées par nos différentes
sociétés, et a des répercussions sur la loi et les politiques de développement de nos pays. Le genre est une notion dynamique et il subit l’influence des
mutations sociales ; il est parfois fonction de l’âge des acteurs, de leur niveau d’instruction, de leur origine sociale et milieu de provenance, de leur
religion, etc. Cependant, bien que le genre soit une notion très variable, il renferme un dénominateur commun : l’oppression universelle des femmes.

3. L’approche par le genre

L’approche par le genre implique que l’on aborde les questions/problèmes des femmes en faisant la différence entre les particularités sexuelles biologiques
et les rôles sociaux de sexe, qui sont socialement et historiquement construits. L’approche par le genre se fonde sur le principe de l’égalité entre les
sexes et s’appuie sur les constats suivants :

• Les rôles des femmes et des hommes sont socialement construits, et ne relèvent pas uniquement de la biologie : le genre diffère du sexe. Par exemple :
porter les enfants est une fonction biologiquement attribuée aux femmes ; mais élever les enfants et s’occuper du ménage sont des rôles qui leur sont socialement
assignés. Cependant il est important de remarquer que si les fonctions physiologiques et biologiques (le sexe) ont servi à justifier la division du travail
et les différences entre hommes et femmes (le genre), il faut néanmoins bien comprendre que la division du travail elle-même n’est ni naturelle ni biologique.
Les distinctions entre « masculinité » et « féminité » ne sont pas non plus naturelles : elles varient selon les pays, les régions, les cultures et les
religions, et peuvent changer au cours de l’histoire.

• Les rapports sociaux de sexe et les rôles assignés aux femmes et aux hommes (et à la famille) sont en grande partie déterminés par les structures économiques,
la nature de l’État et ses orientations sociales, la religion, la culture, ainsi que par les rapports étroits qu’entretiennent tous ces éléments, rapports
qui peuvent eux-mêmes changer. Par exemple : Un État peut institutionnaliser et entretenir l’inégalité entre hommes et femmes par des lois et des politiques
touchant le mariage, le divorce, le rôle parental, la garde des enfants, la propriété et les politiques d’assistance sociale. Cependant, si jamais une
participation accrue des femmes à la vie économique et politique risque de favoriser des changements économiques qu’il juge souhaitables, on verra ce même
État promouvoir des réformes le droit de la famille de manière à desserrer le contrôle des familles sur les femmes. À l’inverse, si l’évolution de la situation
économique et politique indique que l’État tirera avantage d’une hausse de la natalité et d’une réduction de la participation des femmes au marché du travail
salarié, on le verra alors resserrer les lois et les politiques sociales touchant les femmes.

• Le travail quotidien des hommes et des femmes, leur accès aux ressources, leur participation à la vie politique, leur expérience de la violence, leur
capacité d’exercer leurs droits et, bien entendu, leur droit à la vie, diffèrent selon qu’ils appartiennent à l’un ou l’autre sexe. Par exemple : Les femmes
peuvent voir leur accès aux emplois salariés interdit ou limité ; le partage des tâches domestiques entre hommes et femmes peut être inégal ; dans certaines
sociétés, seuls les hommes sont appelés sous les drapeaux ; les femmes sont victimes de viol et de violence familiale en nombres disproportionnés, etc.

• Les femmes, tout comme les hommes, ne forment pas un groupe homogène et monolithique ; l’expérience de travail des hommes et des femmes, leur participation
à la vie politique et économique et leur capacité d’exercer leurs droits varient en fonction de leur race, de leur classe, de leur appartenance ethnique,
de leur religion, de leur statut économique, de leur orientation sexuelle, etc.

• La discrimination exercée à l’endroit des femmes et l’oppression qu’elles subissent sont systémiques et se manifestent non seulement dans les relations
interpersonnelles, mais aussi dans les structures et le fonctionnement des institutions, dans les relations familiales de jure (telles que régies par le
droit) et de facto (de fait et non de droit), dans l’accès aux ressources économiques et les systèmes juridiques. (4) « La violence à l’égard des femmes
[par exemple] traduit des rapports de force historiquement inégaux entre hommes et femmes, lesquels ont abouti à la domination et à la discrimination exercées
par les premiers et freiné la promotion des secondes, et […] compte parmi les principaux mécanismes sociaux auxquels est due la subordination des femmes
aux hommes ». (5)

4. L’analyse des relations genre

Les relations entre les hommes et les femmes commencent au niveau du cercle familial où elles sont modelées, puis elles aident à modeler les autres relations
à des niveaux supérieurs. En conséquence, la famille est la plus petite unité sociale qui offre une interprétation sociologique significative des relations
de genre. Il existe, au niveau de la famille, divers niveaux de relations qui donnent beaucoup de renseignements sur les relations entre genres. En considérant
par exemple la répartition des rôles et responsabilités dans la famille, nous serons amenées à nous poser un certain nombre de questions. Nous pouvons,
en effet, analyser les diverses tâches assignées aux petites filles, aux jeunes hommes, aux jeunes femmes, aux adultes, et aux personnes âgées par rapport
à celles dévolues aux hommes. Comment cette répartition est-elle faite ? Qui sont favorisés et sur quelle base ? Qu’en est-il de l’héritage et du partage
des ressources disponibles au niveau de la famille ? Sur quelles bases la distribution des ressources se fait-elle ? Est-ce en fonction de l’âge, du sexe ?
Tous les membres de la famille sont-ils traités de la même manière ? Si non, sur quelle base le sont-ils, en fonction de l’âge, du sexe ? Une telle analyse
mettra en lumière les questions et préoccupations liées au genre.

En résumé, l’analyse de la dimension genre permet d’étudier les multiples strates dans les relations sociales et d’identifier l’homme et la femme, l’individu
et la collectivité ainsi que les interconnections complexes, qu’ils entretiennent entre eux. Elle permet :

a) de créer une meilleure visibilité – de montrer le niveau de participation de chaque membre d’une communauté donnée : hommes, femmes, garçons et filles.
b) d’être en mesure d’évaluer les impacts de l’homme, de la femme, des garçons et des filles sur leur communauté car, ces derniers ont toujours un impact
qu’il soit pris en compte ou non. c) de déchiffrer la complexité du partage du pouvoir. Une analyse de genre approfondie éclaire sur ceux qui détiennent
le pouvoir dans une communauté donnée et permet donc de comprendre les relations de pouvoir entre l’homme, la femme, les garçons et les filles dans une
communauté, et savoir comment intervenir en cas d’injustices. (3)

Conclusion

Le genre est un construit social et un outil sociologique d’analyse, de planification et de suivi, qui vise à révéler les différences sociales et les inégalités
dans les relations entre les hommes et les femmes, les garçons et les filles. Il prend le contre-pied des précédentes approches de promotion des droits
des femmes, qui avaient tendance à se concentrer exclusivement sur le renforcement du pouvoir économique des femmes sans tenir compte des autres facteurs
qui influent sur leur plein épanouissement. Le genre est perçu aujourd’hui, comme un concept rationnel orienté vers une nouvelle forme de socialisation
plus équilibrée. Car l’approche genre s’appuie sur l’ensemble de l’organisation sociale de la vie économique et politique, afin de comprendre la formation
des aspects particuliers de la société. Elle s’intéresse non pas à la femme en soi, mais à la construction sociale du genre et à l’attribution des rôles,
des responsabilités et aux comportements spécifiques que la société attend des hommes et des femmes.

Références 1. Emmanuelle Le Nouvel, 2001, Comprendre le Concept de Genre in Classeur d’outils pédagogiques réalisé sous coordination de l’Ifaid 2. Claudine
OTIMI, 2004, Aperçu Général sur le Concept Genre : Notion et Outils d’Analyse in « Genre - Gouvernance – Accès des Femmes au Pouvoir », AFARD Togo 3. AFARD,
2003, Recherche féministe francophone : « Ruptures, Résistances et Utopies », Echo N°12 4. Agnès Callamard, 1999, Méthodologie de recherche sexospécifique,
Droits et Démocratie 5 5. Déclaration sur l’élimination de la violence à l’égard des femmes, UN Doc. A/RES/48/104, préambule, paragraphe 6. (New York :
Routledge : 1995), p.14.

Source : AWID Carrefour Vol.6 N°8"

http://beta.plusnetwork.com/game_toolbar/open_gadget.php

Ma synthèse concernant le concept de genre

Le concept de genre

Le concept de genre reste une thématique quelque peu particulière dans le sens où de nombreuses contradictions subsistent. C’est une idée nouvelle dans le cas de la société française comme nous allons le voir.

Le mot genre provient du mot britanique Gender et celui-ci fut utilisé à l’arrivée d’un nouveau concept de « classification » dans la société. Cette idée fut importée dans les années 1980 par des féministes et sociologues françaises et aujourd’hui encore, n’est pas toujours accepté par les grandes autorités. Son but était de montrer les inégalités entre les hommes et les femmes, de manière plus directe sachant que ce sujet fut pendant longtemps mis à l’écart ou manquait de considération. De nombreuses enquêtes étaient menées mais sans tenir compte de certains facteurs telles que les tâches ménagères, l’éducation etc…

Durant de nombreuses années, en France, on parlait de « rapports social de sexe » ,de « catégorie de sexe » ou encore de « rôle sexuel ». Peu à peu, on a commencé à introduire cette notion conceptuelle afin d’étudier les différentes tâches attribuées aux hommes et au femmes dans la société. Cependant, on constate que ce concept connaît encore des fragilités et des incertitudes puisque des différences de pensées subsistent entre les différents pays, entre les populations d’un même pays, les indivudus eux-mêmes puisque les mouvements de pensées évoluent au rythme de la société.
Comme expliqué plus haut, les enquêtes précédentes ne tenaient pas ccompte de multiples facteurs et mélangeaient différences physiologiques avec différences « morales ». et inversement : Les femmes portent les enfants dans leur ventre (différence biologique) ; on estimait de ce fait, que l’éducation était un rôle qui ne devait et ne pouvait être joué que par la femme. mais on sait aujourd’hui que l’éducation peut être donnée par les hommes ce qui fait que dans ce domaine-là par exemple, les hommes et les femmes peuvent avoir un rôle égal. Un certain modelage de la pensée est apporté dès l’enfance ; la structure familiale est un cadre qui paraît restreint mais qui au fond va jouer un rôle crucial dans l’évolution de l’être et donc de la société. On inculquera aux petites filles des idées précises sur les tâches ménagères, la cuisine et aux hommes des idées dites « plus masculines » ; cela a par la suite une répercution sur la répartition des tâches entre les hommes et les femmes, tant dans le domaine familial que dans le domaine professionnel.

A travers ce concept, les sociologues tentent de bousculer les croyances et idées des rôles existants depuis des générations. Désormais, on inclus les femmes dans la sphère du développement économique puisqu’elles contribuent à l’économie d’un pays (exception dans certains pays). Ils tentent aussi de revaloriser des métiers ou actions faites par les femmes tel que le bénévola, qui fut et est encore souvent banalisé et n’est pas souvent considéré par la gente masculine.

De nos jours e concept de genre est un outil important et utile dans la construction de la société française. C’est cet outil qui devrait permettre de souligner les inégalités sociales et culturelles entre les hommes et les femmes puisque par la suite, elles sont amenées à disparaître afin de créer une société plus solide, avec moins de différences et de restructurer le noyau social. Ce n’est pas une étudedu comportement des hommes en vers les femmes, ni des femmes en elles-même mais tout simplement de la restructuration politique économique et professionnel afin d’améliorer la socialisation et de favoriser un meilleur développement de la société en général : en résumé, obtenir une société plus équilibrée. Son objectif est de faire disparaître les idées discriminatoires qu’on a des femmes donc de modifier le comportement des individus en prenant en contre des approches jusque-là écartées (cf plus haut).

Liens utilisés :

http://beta.plusnetwork.com/game_toolbar/open_gadget.php


http://base.d-p-h.info/fr/fiches/dph/fiche-dph-7250.html


http://www.genreenaction.net/spip.php?article221

Document : La Violence à l'encontre des femmes

"La violence à l'encontre des femmes

Principaux points
Liste de 5 éléments.
• La violence à l'encontre des femmes pose un important problème de santé publique et n'est autre qu'une violation des droits de la personne humaine.

• L'impossibilité de faire des études, l'absence de perspectives et le manque de reconnaissance des femmes au sein des communautés sont source de violence.

• La violence exercée par un partenaire intime est une des formes les plus communes de violence à l'encontre des femmes.

• La violence à l'égard des femmes peut être à l'origine de tout un ensemble de problèmes de santé, que ce soit sur le plan physique, mental, sexuel ou
génésique, et de problèmes de santé maternelle.

• De nombreuses femmes ne cherchent pas d'aide lorsqu'elles sont victimes de violences et n'en parlent pas non plus.
fin de liste

Les Nations Unies définissent la violence à l'égard des femmes de la façon suivante tous les actes de violence dirigés contre le sexe féminin, et causant
ou pouvant causer aux femmes un préjudice ou des souffrances physiques, sexuelles ou psychologiques, y compris la menace de tels actes, la contrainte ou
la privation arbitraire de liberté, que ce soit dans la vie publique ou dans la vie privée.

La violence à l'encontre des femmes peut revêtir différentes formes: sévices sexuels, corporels ou psychologiques infligés par un partenaire intime; sévices
corporels ou sexuels infligés par des membres de la famille ou autres; harcèlement sexuel et sévices sexuels exercés par des personnes incarnant l'autorité
(enseignants, représentants des forces de l'ordre ou employeurs); trafic pour travail forcé ou prostitution forcée; et pratiques traditionnelles telles
que mariages forcés ou mariages d'enfants, violence liée à la dote; crimes d'honneur commis contre les femmes pour laver l'honneur de la famille. En situations
de conflits, le viol systématique est une autre forme de violence exercée à l'égard des femmes

Ampleur du problème
Liste de 5 éléments.
• Selon une étude menée par l'OMS dans dix pays et portant sur la santé des femmes et la violence domestique:

Liste de 2 éléments, niveau d'imbrication 1.
• 15 à 71% des personnes interrogées ont témoigné avoir subi des violences corporelles ou sexuelles de la part d'un mari ou d'un partenaire.
• Beaucoup de femmes ont indiqué que leur première expérience sexuelle leur avait été imposée. (24% dans les zones rurales du Pérou, 28% en Tanzanie, 30%
dans les zones rurales du Bangladesh et 40% en Afrique du Sud)

fin de liste niveau d'imbrication 1
• Chaque année dans le monde, quelque 5000 femmes sont assassinées par des membres de leur famille au nom de l'honneur familial.

• La traite de femmes et de filles aux fins de travail forcé ou de prostitution forcée est répandue et touche souvent les plus vulnérables.

• Les mariages forcés et les mariages d'enfants sont une violation des droits des femmes et des filles, même s'ils sont largement pratiqués dans de nombreux
pays d'Asie, du Moyen-Orient et d'Afrique subsaharienne.

• À l'échelon mondial, jusqu'à une femme sur cinq et un homme sur dix déclarent avoir subi des violences sexuelles pendant leur enfance. Ces enfants ont
beaucoup plus de risque d'être confrontés à d'autres formes de violence par la suite.
fin de liste
Conséquences sur la santé

Les actes de violence peuvent avoir des conséquences immédiates sur la santé, ou des effets à plus long terme, tels que:
Liste de 6 éléments.
• Blessures: les violences corporelles et sexuelles infligées par un partenaire entraînent souvent des blessures. Aux États-Unis d'Amérique, les actes de
violence commis par les partenaires intimes sont la principale cause de blessures non mortelles chez la femme.

• Décès: les décès dus à des actes de violence à l'égard des femmes sont de toute nature: crimes d'honneur (par les familles pour des raisons culturelles);
suicides; infanticide (bébés de sexe féminin); et décès maternels pour cause d'avortements pratiqués dans de mauvaises conditions de sécurité.

• Santé sexuelle et génésique: la violence à l'encontre des femmes est à relier aux infections sexuellement transmissibles comme le VIH/sida, aux grossesses
non désirées, aux problèmes gynécologiques, aux avortements provoqués et aux problèmes liés à la grossesse, ce qui englobe notamment les fausses couches,
un faible poids de naissance du bébé et la mort fœtale.

• Comportements à risque: lorsque les violences sexuelles se produisent dans l'enfance, les risques ultérieurs augmentent tels: les comportements sexuels
à risque (première relation sexuelle à un âge précoce, partenaires multiples et rapports non protégés), la toxicomanie et la victimisation accrue. Chacun
de ces comportements augmente les risques d'avoir des problèmes de santé.

• Santé mentale: la violence et les sévices augmentent le risque de dépression, de stress post-traumatique, de troubles du sommeil, de troubles alimentaires
et de détresse émotionnelle.

• Santé physique: la violence peut entraîner de nombreux problèmes de santé, dont la migraine, les dorsalgies, les douleurs abdominales, la fibromyalgie,
les troubles gastro-intestinaux, une mobilité réduite et un mauvais état de santé général.

fin de liste
Coûts socio-économiques

Les coûts que fait peser la violence à l'égard des femmes sur la situation économique et sociale sont énormes, et ils ont des répercussions sur l'ensemble
de la société. Les femmes peuvent se retrouver en situation d'isolement, incapables de travailler; elles peuvent perdre leur revenu, espacer leur participation
à des activités régulières et ne plus vraiment être en mesure de prendre soin d'elles-mêmes et de leurs enfants.

Qui présente des risques?

Les facteurs de risque varient, mais présenter certaines caractéristiques semble accroître la probabilité d'être confronté à la violence. Les facteurs de
risque potentiels peuvent être regroupés à différents niveaux:
Liste de 4 éléments.
• Individu: les caractéristiques personnelles qui augmentent le risque de violences sont les suivantes: jeune âge, mauvaise situation socio-économique,
antécédents de violence ou de toxicomanie et, en cas de violence exercée par un partenaire, choix du partenaire. Le profil du partenaire susceptible d'exercer
une violence à l'égard de la femme est le suivant: alcoolique ou toxicomane, bas niveau d'éducation, attitudes négatives vis-à-vis des femmes, témoin de
violences domestiques contre les femmes ou victime de mauvais traitements dans l'enfance.

• Famille: dans les familles, le risque de violence augmente s'il y a des conflits conjugaux, si l'homme exerce une domination, si l'aspect économique est
une source de stress et si les liens familiaux sont distendus.

• Communauté: au sein des communautés, les femmes ont plus de risque de subir des violences si l'inégalité entre hommes et femmes règne, s'il y a une mauvaise
cohésion communautaire et si les ressources manquent.

• Société: sur un plan plus large, le risque est plus important dans des sociétés où règnent des codes traditionnels sexistes, où les femmes ne jouissent
d'aucune autonomie, où les lois sur le divorce, les droits à la propriété et à l'héritage sont restrictives et où s'est produit un effondrement de l'ordre
social dû à des conflits ou des catastrophes.

fin de liste
Prévention et riposte

D'ultérieures évaluations sont nécessaires pour mesurer l'efficacité des mesures de prévention de la violence. Les interventions dont les résultats sont
prometteurs prévoient d'améliorer l'éducation et les perspectives des femmes et des filles, de les encourager à avoir une meilleure opinion d'elles-mêmes,
de leur apprendre à mieux négocier et de réduire les inégalités homme-femme au sein des communautés.

Mais d'autres mesures donnent aussi des résultats positifs: travailler avec les adolescents pour réduire la violence à l'occasion de sorties; programmes
de soutien pour les enfants ayant été témoins de violences entre partenaires intimes; campagnes d'éducation publique de masse; et travailler avec des hommes
et des garçons pour remettre en cause l'inégalité entre les sexes et la banalisation de la violence, et les inciter à modifier leurs attitudes.

Défendre les victimes, faire en sorte que les personnels de santé prennent la vraie mesure de la violence et de ses répercussions, et mieux informer les
femmes sur les ressources qui sont à leur disposition en cas de violence (assistance juridique, logement et soins aux enfants notamment) peut aider à remédier
aux conséquences de la violence.

Réponse de l'OMS

L'OMS et ses partenaires travaillent ensemble pour réduire la violence à l'encontre les femmes en prenant des initiatives qui contribuent à détecter le
problème, à le chiffrer et à y remédier. Il s'agit notamment des actions suivantes:
Liste de 4 éléments.
• Recueillir des informations sur l'ampleur et le type des violences dans différents environnements. Il s'agit d'une étape clé pour comprendre la magnitude
et la nature du problème au niveau mondial.

• Élaborer des lignes directrices pour les États Membres et les professionnels de la santé afin de prévenir la violence et de renforcer la capacité du secteur
sanitaire de faire face à ce problème.

• Diffuser l'information disponible aux pays et soutenir les efforts nationaux destinés à faire progresser les droits des femmes et à prévenir la violence.

• Collaborer avec les institutions et organisations internationales pour vaincre la violence à l'égard des femmes au niveau mondial.

fin de liste"

http://www.who.int/mediacentre/factsheets/fs239/fr/index.html

Document la notion de genre

"La notion de genre, un outil conceptuel indispensable
Et une approche stratégique et politique pour plus de justice sociale
Vanessa GAUTHIER
01 / 2008
Le « genre » c’est quoi ?
Les différences entre les hommes et les femmes sont de deux ordres :
biologiques (par exemple le système reproductif)
sociales (par exemple les rôles assignés au sein de la famille : la femme en charge des tâches domestiques, l’homme comme soutien financier de la famille et représentant de l’autorité)
La notion de « sexe » renvoie aux caractéristiques purement biologiques qui différentient hommes et femmes. Par opposition à « sexe », la notion de « genre » renvoie aux différences sociales entre hommes et femmes.
L’articulation entre les différences sociales et biologiques est souvent très complexe. Nombreuses sont les personnes qui attribuent à des éléments sociaux une dimension « naturelle ». L’inverse est aussi vrai.
Autrement dit, le genre révèle la construction « sociale, historique, sociologique et culturelle de ce qu’est (ou devrait être) une femme ou un homme, le féminin ou le masculin » (Borghino, 2003).
Le « genre » recouvre « cet ensemble de règles implicites et explicites régissant les relations femmes/hommes et leur attribuant des travaux, des valeurs, des responsabilités et des obligations distinctes. Ces règles s’appliquent à trois niveaux : le substrat culturel (normes et valeurs de la société), les institutions (famille, système éducatif et de l’emploi… etc.) et les processus de socialisation, notamment au sein de la famille ».(cf. 100 mots pour l’égalité - Publication de la Commission Européenne – 1998, cité dans Béatrice Borghino, Genre et sexe, quelques éclaircissements : www.genreenaction.net/spip.php?article3705)
« Genre ≠ sexe biologique
Genre = construction sociale acquise des identités de sexe
Genre ≠ femmes
Genre = interaction sociale entre hommes et femmes »
Extrait de la présentation de Genre en action pour la Journée « Genre et solidarité internationale » 12 décembre 2006
Une notion aux contours parfois incertains
Le concept de « genre » est à l’origine anglophone, il vient du mot « gender », mais, exporté en France dès les années 1980, il a aussi été conceptualisé par des féministes et sociologues françaises.
En France, on a longtemps parlé de « catégorie de sexe », de « rapport social de sexe », ou encore de « rôles sexuels ». Le terme «genre» s’est petit à petit fait sa place et est aujourd’hui intégré dans la recherche française. Cependant, il reste encore mal accepté par un certain nombre d’acteurs et d’institutions francophones, notamment dans le milieu de la solidarité internationale.
Au-delà de cette tension entre les différentes terminologies existantes, on remarque que le genre est une notion fluctuante, difficile à délimiter, qui évolue dans le temps et l’espace.
Les représentations du « masculin » et du « féminin » peuvent en effet être différentes :
entre les sociétés,
au sein d’une même société,
d’un individu à l’autre,
chez un même individu (qui a des représentations mouvantes au cours de sa vie)
Un outil pour l’action
Malgré sa complexité, due notamment à sa dimension fluctuante, la notion de genre est un outil conceptuel indispensable pour penser et analyser une société donnée car les rapports hommes femmes y sont souvent déterminants. Elle s’ajoute à toute analyse en termes de classe sociale, origine ethnique, âge, etc.
En somme, le genre est un concept qui permet de compléter l’analyse des différents rapports sociaux de pouvoir, un outil qui oblige à prendre en compte les rapports sociaux de sexe et à adapter les projets et les programmes à une réalité objective, mais aussi une dynamique qui permet d’agir sur les rapports sociaux de genre et de réduire les inégalités qui les caractérisent.
Quelques références
Dictionnaire du féminisme, PUF, 2000.
Béatrice Borghino, Genre et sexe, quelques éclaircissements : www.genreenaction.net/spip.php?article3705
Haut Conseil de la Coopération Internationale, Intégrer le genre dans les actions de coopération et de solidarité internationale, 2006.
Site de Genre en action www.genreenaction.net
Déclaration de la conférence des femmes de la francophonie, Luxembourg, 2000. www.francophonie.org/doc/ txt-reference/decl_luxembourg_2000.pdf
L’égalité au travail : relever les défis, Rapport global en vertu du suivi de la Déclaration de l’OIT relative aux principes et les droits fondamentaux au travail, Conférence internationale du Travail, 96e session 2007, Bureau international du Travail, Genève. Ce rapport peut être consulté en ligne (www.ilo.org/declaration) ou téléchargé."


http://base.d-p-h.info/fr/fiches/dph/fiche-dph-7250.html

Legislation and women rights / Législation et droits des femmes

"L'idée que les femmes ont les mêmes droits que les hommes est toute récente. Auparavant, comme pour toute discrimination, on s'appuyait sur leurs différences, de nature, de fonction, pour justifier le fait qu'elles étaient privées d'un certain nombre de droits. De plus, on les a le plus souvent considérées comme inférieures, incapables de réflexion, de logique, de maturité. Éternelles mineures, elles devaient se cantonner aux charges du foyer. Sauf lorsqu'elles étaient pauvres : on les exploitait alors autant et même plus que les hommes...
Aujourd'hui, si dans les textes, les femmes ont les mêmes droits que les hommes, dans la réalité bien des inégalités subsistent : elles occupent encore majoritairement les emplois subalternes, donc moins bien payés; elles sont, plus que les hommes, victimes du chômage et de la précarité; et elles sont, encore aujourd'hui, souvent systématiquement écartées du pouvoir, dans les partis politiques, au Parlement, au gouvernement..."

Dates importantes dans l'histoire des droits des femmes en France (jusqu'à l'an 2000) : voir site
http://trinitysblog.canalblog.com/archives/2009/03/08/12873663.html